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Café Lux’Urbain

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Mercure

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Comme une odeur de fumée qui s’empare de mon corps
À la lueur de quelques teintes orangées et reflets pourpres qui trempent le décor
Sur un fond sonore défroqué, la bringue flanque dehors ces choses qui s’abritent en nos ventres
Comme une ardeur effrénée, outré, je perce le corridor
Alors, est-ce donc cela qui habite en mon antre
Volutes embrasées sur un tapis sexe en amphore
Soudain, un cris chaud m’arrache de l’effort
Le regard excité, roulant sur toutes ces formes rondes et matamores
Sans gêne, je change dès lors pour d’autres contours, cravaches en pléthore
D’autres voûtes, d’autres croupes, poires tendues aux reflets d’or,
Corps perdus, aux alambics et athanors, d’autres remous viennent alors combler mon essor
Fugace, je glisse d’entre jambes et pores, puis braque à bâbord. Cette orgie n’a donc plus de limite ni de bord.

Confus, dans l'entrelacs qui s’étire et s’enlise
Surpris de l’enlacement constant qui s’attise et se lie
Cette saoule soirée s'éternise alors en deçà des corps sans dessus ni dessous
Néanmoins, voilà qu’une belle aurore pointe le bout du nez
Aux courbes douces, telle un trésor, je cède, du matador je suis accort
Nos ventre se touchent, nos bouches se frôlent et nos épaules tombent
Nos mondes se couchent et nos ombres farouches s’étalent en trombe
Sa poitrine se gonfle, mon ventre se courbe,
Submergés, nos yeux louchent aux croisements de nos chairs vagabondes et de nos humeurs qui s’effondrent
Du sel perle sur sa peau, haletante sous les ondes qui secouent ses éléments
Branlante face aux souffles qui se dévergondent
Tout à coup, nous perdons pied, nos corps se confondent

De tout ce nombre, rien ne saurait atteindre cette douce colombe
Si belle, son écorce blanche n’a d’égale en ce bas monde
Ainsi, la nuit se termine, alors que l’orée diurne finalement gronde
Épuisé par cette soirée comble, j’assiste maintenant au spectacle de tous ces corps qui abondent
Ils sont là, cinglants aux larges de ces hanches rosés, et déployées en vagues à l’allure griffonnée
En cela, tout n’est alors qu’ordre et beauté, luxe urbain en nos villes déjantées. Le Bordel Ambiant, café parisien, qui ferme enfin ses portes, à l’aube azurée.

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Keith Simmonds · il y a
Peinture de la voluptée débridée! Mon vote! Bonne chance!
Mon “Un Soir retentissant” est aussi en ligne. Je vous invite à
le lire et le soutenir si vous l’aimez! Merci beaucoup d’avance! Bonne soirée

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Nastasia B · il y a
:-)
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Arlette Fromont · il y a
de tout cœur avec toi !bonne chance!