Ça presse...

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Short redémarre ! J'aime la sensibilité qui émane de chacune de vos oeuvres, pour lesquelles d'ailleurs vous avez mon soutien  [+]

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Vous je ne sais pas, mais moi j'adore les salles d'attente : je vous l'avoue, je voterai l'ablation des rendez-vous. Finie la ponctualité. On ne perd plus la moindre occasion de papoter avec de parfaites inconnues.
Coiffeur, épicerie... en attente, même sans salle, peu importe. Ce qui compte, c'est de se sentir moins seules, on n'est pas des robots.
Oui, c'est vrai, on n'a jamais le temps. Mais on attend. Ensemble.
Oui, c'est vrai, on n'aime pas trop ça. En général.
C'est même chiant, souvent.
Surtout pour nous les filles, depuis toujours, ne fût-ce que pour un pipi. Au comptoir en disant que ça presse, on ne veut ni orange ni pamplemousse, non. La clé du wc, c'est fastidieux, on ne va pas le voler, ton wc. Quant au papier alors là, encore faudrait-il en trouver pour le piquer. Du propre ! En même temps, le bas côté de la route entre les portières de l'auto... à partir d'un certain âge, ça bloque.
Pas vraiment une question de sensibilité, non. Le corps est tout humeur, incompatible parfois. Les tripotages en tout cas, on n'aime pas trop ça. Surtout aux endroits qui procurent davantage de plaisir.
Relatif, dites-vous ? Pas vraiment, non. Nez-gorge-oreilles par exemple, c'est assez cool. Mmm, la bouche... je le boufferais moi, le dentiste, s'il me faisait sauter des repas. Ah, comme les régimes : le ras-le-bol diététique ! Pff, nutritionniste qui fourre son nez partout. Comme le gynéco. Comment, donc ? Les seins, ben oui, on est là pour ça. La poitrine, qui rime avec la visite de routine !
Vous je ne sais pas, mais moi j'adore la routine. Quand le jour après on n'a jamais le temps mais on le prend. On le prend même à pleines dents. On est là. Nettoyage méticuleux et on est encore là. Le jour après, on y court au contrôle : ça presse, la mammo. On sait même quoi se mettre... cette cicatrice, utile comme baromètre !
Mais trop, c'est trop : les cheveux, pas touche. Le jour après, je sais qu'ils me protègent. Et pourtant, je les avais mal traités. Trop plats, fourchus, trop lisses, trop fins, toujours à les critiquer. Depuis huit ans je les chouchoute, je les coiffe, soyeux, je les touche. Vous je ne sais pas, mais moi je les aime ainsi : je les ramasse, ils se marient avec tout...
Une fois qu'ils manquaient, j'ai fait un peu d'économie. C'est vrai, j'ai quelques sous dans une tirelire : ça peut servir. Si ça tombe un jour, je deviens grand-mère.
Après tout.
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