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C'était lui, l'homme du train.

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Textes Lunaire

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Vous souvenez-vous de cet homme qui avait ses écouteurs dans les oreilles, et que je voyais recommencer sa musique, c'était sa messagerie vocale, je ne comprenais pas, il la rappelait tout le temps, a un moment il a retiré un des deux écouteurs, et j'ai compris. J'ai compris, pourquoi il m'avait bousculé pour l'embarquement. Pourquoi il criait au téléphone et que tout le monde se retournait sur lui, on aurait pu penser un fou, oui, un homme qui a perdu sa femme dans un incendie, je te jure j'avais envie de pleurer avec lui, le sentiment qu'il dégageait était tellement fort, tu pouvais lire dans ses yeux le désespoir, une espèce de mort irréel. Pourtant cet homme ne se foutait pas en l'air en fumant des joints ou encore en s'ouvrant les veines, non, il se fouttait en l'air en écoutant le dernier message incertain de secours de sa femme dans cet incendie, puis j'ai aperçu son fond écran, c'était lui et sa femme à leur mariage, ils devaient avoir 20 ans, et j'aurais voulu mourir à sa place. "Pourquoi la mort est notre réponse la plus générale? " Me demandait-il, en voyant que j'écrivais insistement sur lui, en lui répondant "Ca je ne sais pas très bien". Et il me rectifia "pour ma part ce n'est pas la mort que je cherche mais la vie " j'aurais aimé lui répondre que moi je ne sais pas ce que j'ai trouvé, la mort ou la vie tout cela est tellement incontrôlable mais il est arrivé le lire lui-même dans mes yeux. En apercevant le désespoir que se yeux contenaient je n'ai pas compris pourquoi ne se suicidait-il pas? Pourtant il pourrait. Au fil du temps j'ai compris, j'ai compris qu'il voulait rester en vie pour l'amour qu'il avait pour sa femme, qui lui était encore bien vivant. La vie est généralement égocentrique. En l'espace de l'écriture de ce texte j'avais compris beaucoup de choses sur la vie. Le train s'est arrêté et il partit je ne sais pas trop ou dans l'horizon que mes yeux guettaient. Il y a des moments où je repense à lui, je garde les yeux ouverts et je dors avec la Lune et tout les astres qu'elle pourrait contenir, je n'étais pas comme les autres me disaient mes profs. Mes amies elles, rêvaient de ces garçons fades de notre société actuelle. Moi je leur répondait que je pensais à un petit instant de bonheur de ma vie sans remords. je me demande comment est-il au moment ou je pense à lui. Et si lui se souviens de moi. Dans ce train c'était subtil et furtif d'esprit nous n'avions pas envie de nous parler, mais notre cerveau en avait trouvé l'utilité. Une rencontre d'une seconde a changé le coure de ma vie. Mais pourquoi ce fut ainsi? Pourquoi ma vie est-elle devenue ainsi? En une fraction de seconde, comme les livres de Marc Levy que ma mémoire connait par coeur. J'avais tout compris. De pourquoi les gens partent. Et la raison pour laquelle je m'acharne autant sur cette misérable vie. Et que l'on perd beaucoup trop vite l'espoir d'une vie sereine. La vie nous est donné mais le livre est déjà écrit. C'est nous le problème distinct. Alors je me suis dis que le bonheur en valait la peine, je me suis relevée et la, à cet instant j'ai commencé à vivre cette putain de vie. Qui au final n'était pas si misérable que dans mes souvenirs.
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