Brume mortelle

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La principale qualité d'un récit est de savoir nous emmener dans des contrées que nous n'aurions pas visitées sans lui. .........Le tome 2 de mes aventures littéraires " Les Temps Composés " va  [+]

Image de 2017
Brume. Un petit port de pêche. Au loin on aperçoit des bateaux alignés contre le quai. Pénombre. Silence.
Voilà, le décor est planté !
Comme toujours par temps de brume les sons sont étouffés et la vie de ce petit village de pêcheurs semble bien calme. Les rares lampadaires épars diffusent une lumière blafarde et cela convient parfaitement à la créature qui se tient droite dans l’encoignure d’une porte cochère. De grande taille, toute vêtue d’écailles luisantes, le bec entr’ouvert d’où s’échappe une bave gluante, la bête attend dans l’ombre
Patiente, elle sait qu’une proie va passer à proximité de sa cachette et qu’elle pourra alors s’en saisir. Elle en tremble d’exaltation.
Mon premier humain, se dit-elle. C’est mon cadeau ! Papa me l’avait promis.
Soudain elle sent un mouvement contre ses pattes. Comme un frottement. Dans un sursaut pour se dégager elle heurte quelque chose de mou. C’est un animal noir, toutes griffes dehors qui détale en miaulant de terreur. La bête tend ses longs membres pour essayer de le saisir mais l’animal est trop véloce.
La créature met quelques minutes pour retrouver son calme. Cet incident ne fait que renforcer sa détermination. Il lui faut un humain. Là, de suite !.
Un léger bruit de roulement semble se rapprocher et la créature reprend espoir. C’est pour maintenant se dit-elle. En effet, on distingue dans la brume une forme vaguement humaine. Le bête s’avance et aperçoit alors un humain perché sur une mécanique à roues qui semble bien difficile à faire avancer.
Le chasseur et la victime se regardent alors face à face et la peur devient palpable. Comme auparavant la créature extra terrestre tend les membres qui lui servent de bras pour se saisir de cette proie, mais celle-ci baisse la tête et appuie de toutes ses forces sur la machine. Elle réussit à se dégager et à prendre la fuite. Pas pour aller bien loin. Le bruit caractéristique d’un choc et d’une chute retentissent. Dans la brume le cycliste à du heurter un obstacle.
La créature décide alors de changer de place. Son équipée terrestre ne lui semble pas aussi simple que prévu. Pourtant dans la navette qui l’a déposé sur terre, tout semblait facile. D’après les aînés , il n’y avait qu’a se baisser pour attraper ces stupides humains.
Soudain, une nouvelle victime se présente. Une silhouette se rapproche. Elle semble tirer une lourde charge qui ralentit son pas. La bête jubile et se plaque contre un pan de mur sombre et attend.
Elle savoure par avance le plaisir qu’elle allait ressentir et cette force intense qui va lui permettre d’exercer son droit de vie et de mort à sa guise. Même sur de simples humains.
Les yeux globuleux perce la brume et tente de deviner qui approche. C’est une forme féminine qui tire un chariot pesant. Elle paraît plutôt âgée, habillée d’un long vêtement gris et a une auréole de cheveux blancs. La créature venue d’ailleurs sort de sa cachette et suit silencieusement sa future victime, les griffes en avant.
Quelques mètres plus loin, elle se rapproche puis tape sèchement sur l’épaule de la vieille femme. Celle-ci sursaute, se retourne et se trouve nez à nez avec le monstre hideux. Elle n’a pas le temps de comprendre. Des sortes de doigts griffus lui serrent le cou. La malheureuse femme panique, essaie de se débattre , mais n’a pas la force de résister. La bête serre, serre ce cou si fragile, jusqu’à ce que le corps s’affaisse lentement. C’est fini !
Un grand projecteur s’éclaire soudain et une voix forte retentit aussitôt.
– Coupez ! C’est bon pour aujourd’hui !
Il y eut quelques applaudissements distraits. Les acteurs se regroupèrent autour du metteur en scène, pendant que les techniciens remettaient de l’ordre dans les décors.
– C’était pas mal, mais demain on refera la dernière séquence. Toi Nono, tu n’es pas convaincante, on ne croit pas à ta peur.... Le public à envie de trembler.... pas de rire. On verra demain. Quand à toi, Marc, il n’y a rien à dire, tu tiens le rôle du monstre à la perfection.
– Si il savait ........

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