BLUES D'ADIEU

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Né d'une rencontre liant la chaleur passionnée du Sud andalou et la froideur déterminée du Nord belge. Coups de foudre pour "Montserrat" de Roblès et pour "Vivre debout" de Brel. Deux parcours  [+]

Maudite soirée blues. Au coin d’un feu de bois. Je pense au jour où tu partiras ou moi - c’est la même chose-, quittant notre vie si douce, proche de toi.

Je me rappellerai nos sensations mélangées et, je l’avoue, un peu idéalisées. Nos yeux brillants reflèteront les moments échangés : l’empreinte profonde de nos rencontres, les battements des ailes de nos amours en éveil, les voix douces de nos mères qui confortent, les mains fortes de nos pères qui protègent, les échos de nos rires d'enfants qui les rassurent,...
Et je nous dis. Si ma mort ou la tienne, si brutale, arrivait, là, ce soir, à la lueur des dernières cendres qui rougissent sous le souffle de nos paroles, que pourrions-nous nous écrire, façon de parler. En pleurant ou en riant ? Un poème, pourquoi pas ? En vers libres, cela te va ?
Tes enjambées, pas après pas,
Arrivées si vite dans l’au-delà,
Guident mon présent d’un chemin.
Ta mémoire esquisse mon demain !
Les traces créées par tes pas,
Effacées sur les routes, ici bas,
Restent toujours ancrées en moi.
Ta présence dessine le vivant de toi !
« IL n'est point de hasard »,
Car sur ma vie, tu glissas ton regard,
Comme le pense, mon Voltaire.
Ton souffle me réchauffe sur notre terre !
Je sais. Lyrique. Mais, si vrai. Laisse-moi philosopher, en métaphore .Des chemins dessinés sillonnent notre vie.
Un labyrinthe incroyable ! Notre vie tourne à chaque carrefour, conduit par le
Cœur, sans place pour le hasard. Nos sentiments deviennent des signes cardinaux. Des phares. Puéril, fleur bleue ? Tu te tais ?

Le feu s’est éteint. Tu ne dis rien ?

Bravo ! Tu es parti avant moi. J’avais raison pour le blues. Pour bibi. A moi d’avoir pu te les dire, les mots d’adieu, donc ! Merci. Je ne t’en veux pas. Car je sais que tu murmures, là-haut, les mêmes mots. Laisse-moi te pleurer. Il n’y a pas de honte à aimer.
Les feuilles qui bougent. La pluie qui tombe, les rayons qui engourdissent, la neige qui embellit. Tout deviendra un signe de toi.
Je t’envoie les miens. Les rires, les larmes, la fatigue qui endort, la fumée d’un feu de bois, les chansons qui s’évadent ou réveillent.
Mais nos regards s’échangeront dans les étoiles et nos pensées dans nos rêves. Oui, je pleure, je te pleure... Non, pas la fumée !
Je t’embrasse. Triste, même si j’ai prétendu le contraire. Toi aussi d’ailleurs.
Quelques buches, en plus, d ‘accord ? Et on s’endort après - Promis !- les yeux dans les étoiles. Bon, mais, c’est toi qui a encore choisi, la meilleure place !
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Les Histoires de RAC · il y a
Très plaisant...
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Utilisateur désactivé · il y a
Cet écrit est magnifique, très poétique et si poignant! Je vote évidemment pour cette œuvre aux phrases magiques! amicalement, Luky ;)