Bipolaire

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Ça y est​ ! La marquise et la comtesse ont eu raison du marquis et du comte. Ce sera donc la reine et non le roi que beaucoup avaient déjà hissé au sommet des firmaments, tutoyant la morose gloire du macabre climat planétaire aux deux hémisphères. Ne vous méprenez pas, il ne s’est pas agi d’une élection populaire à la simple majorité​ ; non, vous aurez beau être nombreux, et avancer l’argument de la loi de la majorité, mais ce seront seuls les voix des grands électeurs qui trancheront. Des grands électeurs à la moralité distinguée, dont la normalité est l’immortalité des mortels, même devant une triste réalité.

Au commencent était le marquis, et le marquis était seul, oui, tout seul, porté majoritairement par une minorité retranchée dans l’empire du milieu, terre située à une fortune de coudés de la Vieille Dame du quai Conti, où se réunissaient en conclave les grands électeurs. Sujet ou objet d’une candidature insoupçonnée, prince de naissance, devenu marquis à la majorité, puis désignée marquise dans le grand nord blanc et finie par être, couronnée reine ad vitam æternam sous le dôme de l’ex-chapelle du bord de la Seine.

On l’a porté sur les fonts baptismaux, loin de sa terre natale, après une passe d’arme entre Shakespeare et Molière qui ont appris par cette occasion à être contemporain l’un de l’autre... Suis-je dans le noir​ ? Pas du tout​ ! La passe d’arme a bien eu lieu avec le soleil comme témoin privilégié, nous autres étant confinés, ne pourront rien confirmé. Ai-je les yeux fermés​ ? Ja-ja (c’est-à-dire jamais)​ ! De plus les yeux n’ont jamais était plus ouverts qu’aujourd’hui où la vue claire de nos vies n’attend plus le claire de lune pour voir claire dans la résonance de chaque voix, pardon, de chaque voix​ ; oups, disons les deux. Oui les deux comme le marquis et la marquise passent du pareil au même, du noir à l’afro, du malade au patient...

...mais bon, il fallait bien mettre un point final à cette infinie pérégrination de la marquise et la comtesse dans leur tour du monde avec le marquis et compte qui eux ne trôneront jamais. Puisque ceux que la mort pourchassera toujours sans jamais toucher ont tranché pour nous qui seront touchés au passage de la marquise et la comtesse par un écoulement nasal, une fièvre et une toux.

Ceux qui vivront toujours ont usé de leur épée pour trancher une fin sans se salir le blouson sombre joliment brodé. Le témoin est cette fois retourné dans cette course de relais à ceux qui mourront toujours pour trancher de la fin. Après tout, si c’est dans le noir total que nous devons attendre que les amis d’Hippocrate et de Galien tranchent à leur tour sur la fin, ce ne sera pas dans une unanimité immortelle, qui verrait une fumée blanche monter de Genève car avant la blanche, une toute grise est montée d’Antananarivo.

In fine, je crois qu’il sera difficile de régler tous les antagonismes qui non seulement sont né autour des bipolarités évoqué, mais plus encore sur les vois des grands électeurs de l’autre rive du manche qui eux également, faute d’épée n’ont pas pu trancher entre The Lancet et Raoult.​ ​ ​

...d’accords j’ai compris, ou plutôt je comprendrai​ ; mais déjà je commence aller ramasser mes molécules avant qu’on ne vide ma poubelle, et je dirai la covid-19, je mettrai le masque, je sortirai seulement quand c’est nécessaire, et je ne boirai plus l’eau d’Antananarivo sans l’accord de mes parents bloqués à Genève sous respirateur. Et en attendant, je continuerai mon cours de comptage en ligne, avec chaque cas comme matériel didactique car en fin de compte, je crois que ce n’est pas si compliqué que ça d’utiliser un genou comme respirateur. Mais oui​ ! Puisque qu’on peut tester les apéritifs loin de ceux qui mangeront mais pas l’eau de son propre marigot qui aurait le même gout et effet que l’apéritif!

Au finish je comprends que ​ si tu comprends que t’as pas bien compris, l’explication est simple, et bonne​ ; tu es bipolaire comme moi, avec une vitalité réduite à une létalité anticipée sous respirateur naturel.
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Dominique Tshimbalanga · il y a
Les mots laissent des brèches qui éclairent comme des projecteurs sur la situation politique, le pouvoir, la crise sanitaire, le procès de 100 jours, les alliances...Un peu toute cette turbulence du moment! Bravo pour la plume Siss!!!
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Gabriel SISONGWE · il y a
Merci Dominique ! C'est vraiment pour ça que ce monde confus inspire des textes encore plus confus🙈