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Sylim Kobeam

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Je marchais, marchais depuis des jours et des jours, sans trop savoir pourquoi. 'Faut dire que je n'avais pas vraiment envie de savoir pourquoi. J'entendis la mer, au loin. Un sourire se dessina sur mon visage. Je n'avais jamais vu la mer. Cette grande étendue bleue que l'on contait dans les livres que me lisaient mes parents avant de m'endormir, quand j'étais enfant.
Je marchais encore. La dernière chose dont je me souvenais avant ce sentier était une grande douleur, et mon sang qui se répandait sur le sol, et des cris. Je suis mort alors ? Une grande tunique blanche avait remplacé mon jean et mon T-shirt noir. Et mes pieds nus foulaient inlassablement le sol, soulevant un peu de poussière à chaque pas.
Je marchais toujours. Devant moi apparut un immense escalier, bordé de fleurs multicolores, qui semblait flotter dans les airs et mener au plus haut des cieux, jusque derrière les nuages. En dessous, la mer, d'un bleu presque transparent, un bleu qui ferait pâlir les mers des tropiques. Les vagues roulaient et venaient s'écraser sur des rochers ou sur du sable blanc. Une douce brise se leva et agita un peu mon habit.
Dans le lointain, il me sembla percevoir une voix. Une voix qui m'appelait. Une voix qui hurlait réveille-toi, relève-toi. Une voix brisée pleine de larmes. Mais je ne me retournais ni ne m'arrêtais.
Je posais un pieds sur la première marche, et le soleil sembla apparaître de derrière les nuages, diffusant sa douce lumière. Je continuais à monter, respirant les effluves de centaines de fleurs différentes à chaque marches. Dans la mer, j'entendis des dauphins sauter. Des oiseaux blancs s'envolèrent. Puis je fis mon premier pas dans une immensité nuageuse. Devant moi se dressait un immense portail doré. Un vieil homme à la barbe et aux cheveux blancs si longs qu'ils devaient pouvoir faire plusieurs fois le tour de la terre, se tenait debout à côté, devant un livre si épais que même en plusieurs vies un homme ne pourrait le parcourir entièrement.
Quand je fut devant lui, le vieil homme me demanda mon nom et mon prénom. Puis il regarda son livre et y inscrivit quelque chose. Puis il se dirigea vers l'immense portail, qui s'ouvrit. Le vieil homme se retourna vers moi et me dit d'un air solennel :
« Bienvenue »
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