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Babelio Décembre 2015 - La famille (fictif)

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Caroline-H

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Maman borde bien les couvertures autour d'elle. Elle lui fait un bisou sur la pommette, et lui caresse les cheveux. Elle dit 'bonne nuit, ma poupée' et sort de la chambre après avoir était la petite lampe posée sur la commode. A la lueur du couloir, elle lui souffle un dernier baiser, puis ferme la porte derrière elle.

Dans l'autre pièce, elle entend les invités qui continuent leur soirée sans elle. Ce soir c'était le réveillon, et demain c'est Noël.

Maman et Papa lui ont expliqué que le Père Noël allait passer pendant la nuit. Elle ne trouve pas ça très malin. Pourquoi ne vient-il pas quand tout le monde est réveillé?

Alors qu'elle se rappelle la conversation qu'elle a eu plus tôt avec son grand frère, elle plaque ses deux mains contre sa bouche pour étouffer un gloussement : ils vont essayer de veiller dans l'espoir de surprendre le Père Noël. Ça va être génial!

Son grand frère est super cool. Il a 7ans et elle, elle a 5ans. Ils sont très sol- ils s’aident beaucoup tous les deux. D'ailleurs, quand ce sera l'heure d'ouvrir ses cadeaux demain matin, le premier réveillé ira chercher l'autre. C'est ça qu'est bien avec les frères et sœurs.

Elle ne se souvient pas beaucoup des Noël précédents, mais papa lui dit que c'est normal, elle était trop petite. Elle se demande ce qu'elle va avoir comme cadeaux. Elle a fait une très longue list-

Elle s'endort.

Mmh... Elle est encore fatiguée. Elle se tourne, enfouie sa tête dans son oreiller et plaque son doudou devant ses yeux pour la protéger de ce qui l'empêche de dormir. Elle est sur le point de replonger dans le sommeil quand -

Un poids écrase ses jambes, puis les libère de nouveau. Mais on secoue ses épaules et une voix-

Oh. C'est son grand frère qui essaie de la réveiller. "Émie! C'est le matin. C'est l'heure d'ouvrir les cadeaux"

Elle se redresse et frotte ses yeux de ses petits poings. "Mais on n'a pas vu me père noël. ..". Elle fait la moue, parle d'une voix boudeuse. Zut, elle s’était endormie.

Elle le suit jusque dans le salon où se trouve le grand sapin. Woah. Il fait encore noir dans le salon, parce qu'il est encore tôt. Mais les guirlandes dorées du sapin clignotent doucement et illuminent la pièce. En plus, elles se reflètent sur les papiers cadeaux lisses.

Les cadeaux. Ils y en a plusieurs piles au pied de l'arbre. Il y en a de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Les chaussettes accrochées à la cheminée sont pleines à craquer.

Elle pousse un petit cri d'excitation et se jette contre le corps de son frère, lui encercle la taille de ses petits bras, tout en sautillant légèrement sur la pointe des pieds. Il rit doucement et lui ébouriffe les cheveux.

Elle le relâche et se jette à genoux devant la pile de cadeaux la plus proche. Il la rejoint et commence à lire les étiquettes, lui indiquant quels paquets lui sont destinés.

"J'veux ouvrir mes cadeaux, Théo."

"Attends encore un peu. On devrait attendre Papa et Maman. "

Fastoche. Elle se précipite dans le couloir, les appelants, leur demandant de se réveiller, riant d'anticipation.

Soudain, alors qu'elle essaie d'atteindre la poignée de porte de leur chambre, il lui attrape le bras. Il dit que c'est pas très gentil de réveiller les gens en criant. Elle grogne. Ce n'est pas juste. Il entrouvre la porte et chuchote "M'man, Pa" ? Silence. Alors il réessaye, cette fois un peu plus fort. "Maman? Papa? " Un soupir. Puis plus rien.

Il se tourne vers elle, et se balance sur ses pieds. Il se frotte la nuque d'un air embarrassé. Elle rigole: lui aussi voudrait bien ouvrir ses cadeaux.

Elle passe sous son bras et grimpe sur le lit de ses parents. Elle se jette entre leur deux corps, puis monte à califourchon sur sa maman. A sa droite, Theo s’attaque à leur papa. Elle redouble de rire. Il est plus marrant comme ça.

Enfin, ils ouvrent leurs cadeaux. C'est un carnage. Les déchirures d’emballages volent au-dessus de leur tête et se répandent sur le parquet. En quelques minutes, tous les cadeaux sont découverts.

Pendant le reste de la matinée, hors de question de partager ses nouveaux jouets. Puis la journée se déroule et les cousins et cousines les rejoignent et ouvrent leurs propres paquets. Alors, on commence à partager et proposer des échanges.

Ce soir-là, Emie et Theo s'endorment devant un film d'animation de Noël, alors qu'ils étaient blottis l'un contre l'autre sur le canapé, emmitouflés sous une couverture qu'ils partageaient ; leurs jouets oubliés dans un coin de la pièce.

Alors que sa mère vient de la border et de fermer la porte, Émie se réveille. Dans le couloir, elle entend ses parents discuter. Papa vient sûrement de border Théo. Elle se tourne face au mur contre lequel son lit et appuyé, et entoure sa bouche de ses mains pour faire porter sa voix à travers la paroi et dit doucement : "Bonne Nuit, Théo".

Elle colle ensuite son oreille à plat contre le mur, les deux mains reposant de chaque côté de sa tête. Elle n'attend qu'une seconde: "Bonne Nuit, Émie."

Elle sourit et se recouche.

Elle s'endort immédiatement
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