Atavisme

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En 1789, les Français, faisaient la révolution pour abolir les privilèges exorbitants dont jouissait la noblesse dominante.
Mais lorsqu'on voit aujourd’hui avec quelle détermination, la plupart de nos élus nationaux, possibles descendants, de ces révolutionnaires, défendent leur carrière et leur intérêt propre (enfin, quand je dis propre... !), on peut se demander si déjà, à l’époque où les privilèges faisaient florès, quelques têtes pensantes du peuple, lui-même devenu souverain, ne rêvaient pas secrètement de se les rétrocéder, plutôt que de les abolir !

Que dire de certains hommes politiques actuels qui, malgré un âge avancé et la flagrance de leurs errements et de leur incompétence, s’accrochent à leur fonction, comme Harpagon à sa cassette !
La journaliste Ghislaine Ottenheimer, responsable d'une chronique politique à «Challenges», appelle ça « les zinzins ».
C’est-à-dire, de vieux politiciens en couche-culotte et adeptes de la sieste parlementaire d'après cantine qui s'attribuent des postes fortement rémunérés et à responsabilités...fortement limitées.

Il s’agit de ces avantages qui dépassent l’entendement et dont jouissent certains caciques qui, bien qu’ayant été souvent désavoués par les faits, ont la faculté récurrente, d’expliquer au bon peuple qu'avec le nouvel effort financier qui va lui être demandé, celui-ci devra faire l’impasse, cette année encore, sur l’unique semaine de congé payé qu’il envisageait de prendre cet été, au camping municipal "les Flots Bleus", à Argelès-sur-mer.

Au début, les contestataires criaient outrancièrement et avec une rare violence : « Pas content..., pas content... ! ». Peut-on, en effet, laisser perdurer, en pleine crise économique, des disparités iniques par lesquelles certains de nos élus, bénéficient d’avantages princiers, alors que ceux qui les ont élus, ne savent pas comment finir le mois.

Mais, peu à peu, le temps accomplit son œuvre d’érosion et on oublie ce pourquoi ces avantages ont été battus en brèche, si tant est que l’on se souvienne encore qu’ils aient été la cause de nombreux « raccourcissements » opérés par Monsieur de Paris.

Cependant quelques sans culottes, persistèrent à dénoncer ces privilèges d’un autre temps. Mais, comme le pétard mouillé, d’un 14 juillet pluvieux, l’affaire en restera là et cela, sans préjudice de ces pratiques que tous ceux qui en bénéficient aujourd’hui, entendent bien conserver, du moins, jusqu’à la fin de leur mandat, c’est à dire, jusqu’à leur mort.

On ne dit plus qu’il s’agit de « privilèges » le mot est trop laid... ! Mais d’une juste rétribution de tâches accomplies au service de la Nation. Certains osent parler de dévouement, d’abnégation ! Et de confirmer, sans sourciller qu’un grand commis de l’Etat, dont personne ne se souviendra jamais du nom ni du titre, tant sa fonction a été insignifiante et inutile, est légitimement en droit d’attendre du citoyen contribuable, un émolument décent, quand bien même son passage au gouvernement, n’aura duré que l’espace d’un caprice présidentiel !
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Responsable !

Thardi

Responsable de la sécurité incendie, ce n’est pas moi qui l’invente c’est marqué dans l’organigramme de l’Entreprise, RESPONSABLE, s'il y a le feu c’est moi le patron.
Bon bah hier il... [+]