"Arthemise-de-lomvast", chapitre IIi, extrait

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— Allons partons, nous n’avons plus rien à faire ici! Venez Mademoiselle, il est déjà trop tard. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu Monsieur votre père mais il ne m’a jamais écouté; voyez-vous, finalement ses ennemis se seront vengés!
D’ordinaire Arthémise s’était le plus souvent montrée comme une jeune personne froide et indifférente, mais cette nuit les évènements se sont produits avec une telle rapidité qu’elle ne peut s’empêcher de crier sa colère au visage du pirate :
— Notre demeure a brûlé! Mes parents et ma servante sont morts, comprenez-vous? J’aimerais autant me consumer avec eux! Vous étiez là Monsieur et vous êtes resté dans l'obscurité près de votre chaloupe. Vous n’avez même pas daigné venir me parler. Vous auriez pu intervenir et empêcher tout cela! Et maintenant au lieu de rester ici vous pourriez avec votre équipage traquer ces indiens, leurs villages sont faciles à trouver; vous pourriez nous venger!
— Non Mademoiselle, je ne suis pas sûr que les cris que nous avons entendus proviennent bien des indiens. Et un peu plus tôt avec mes hommes nous étions à l’aiguade, de l’autre côté de la baie, et nous ne vous avons pas vue. Nous ne savions même pas que vous étiez descendue jusqu’ici. Ce n’est qu’en nous précipitant vers la Grand Case que nous vous avons aperçue et rattrapée.
— Vous étiez à l’aiguade dites-vous? Par une nuit aussi sombre?
— Oui Mademoiselle, de temps à autre je demande à mes hommes d’effectuer certaines tâches dans des conditions difficiles afin que ceux-ci puissent se débrouiller en toutes circonstances.

Mais Arthémise n’écoute pas car sa déception est infinie et sa ire démesurée.
— Ah vous savez impressionner l’entourage en portant votre espèce de panthère sur votre épaule et toujours flanqué de votre barbare Germain tenant sa hache comme on tient un trophée! Et ensuite? Plus rien, ni personne! Mes parents vous aimaient, ils vous faisaient confiance, vous vous êtes bien moqué de nous et vous nous avez abandonnés!
Puis elle frappe désespérément la poitrine du pirate avant d’éclater en sanglots et de s’effondrer à ses pieds, épuisée et vaincue...
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