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Tobé

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Tu as commencée par déboutonné ma chemise, une vieille laideur a carreau bleu et gris, mais passons. T’es doigts filaient entre mes boutons, les décrochant avec frénésie, l’un de ses arraché à cause d’un faux mouvement, tu fais glisser le bout de tissus meurtrit et me pousse vers un large lit, draps blanc soyeux et oreiller venant des nuages, tu t’assois à califourchon sur moi, t’es cuisses fermes et t’es yeux pétillants m’envoutant, je ne remarque pas quand tu sors la lame de sous la couverture.
Tu commences par marqués le passage en faisant coulé le fil du couteau le long des clavicules, quelque perles de sang viennent teindre le blanc soyeux, me rappelant le rouge bu auparavant. Faisant se rejoindre les traits a la base du coup, un tracé agile te permet de descendre le long de mon torse, en passant par le nombril et s’arrêtant a quelque centimètres du pubis. Tu regardes ton œuvre et sourie, ri légèrement, passe ta main sur le sang qui commence à nappé le nid d’amour, un baiser et tu retournes a l’ouvrage. Coup plus prononcés sur les clavicules, la chaire s’entaille, la lame grince, la gorge s’étrangle, la respiration en est coupé mais voilà un V presque parfait. La lame plonge à nouveau en moi, mais pas trop profondément, le torse passe, le ventre s’étale, le nombril s’éclate, tu plonges t’es mains dans ma chair encore chaude, écarte les muscles, les organes, écrase les poumons, tu prends mon cœur a pleine main et le regarde tendrement, cette chose fragile que je te confie.
Tu glisses un bras à travers la cage thoracique, quelque craquement un peu trop sonore à mon goût, tu enfile ta main droite à travers les muscles, les os, les ligaments, chairs, de mon bras droit, tu glisses ta main comme dans un gant, jusqu’au bout de mes doigts. Même opération pour l’autre côté, plus compliqué car un bras en moins mais tu y parviens, je sens t’es doigts, ta peau, les frissons de ton être contre moi, en moi. T’es jambes passent plus facilement, nos visages fusionnes, la folie de ne plus être qu’un nous prend.
Tentative de soulevé ce nouveau nous du lit maculé, les premiers pats sont chancelants, mais l’on s’y habitué. C’était une certitude, comment aurait-il pu en être autrement ?
Alors c’est ça, tomber amoureux, devenir fusionnelles ? Quelle connerie.

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