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Le monde commençait, quand l'école se finissait.
J'étais, comme d'habitude, seul. En franchissant le portail vers ce nouveau rêve, je ne connaissais rien de l'univers qui m'entourait. Je savais que j'étais là. Je savais où je devais aller, tout en ne sachant rien.
Au fur et à mesure que j'avançais, mes pas créaient, comme une onde, les structures et les gens autour de moi. J'en connaissait certains, d'autre non. À en croire par ce que je voyais, c'était l'hiver, ma saison préférée. Il faisait doux.

Je devais rentrer chez moi, je n'avais pas de lieu spécifique vers où marcher, mais je savais que je devais prendre à gauche après le portail. Les gens autour de moi s'éparpillaient dans toutes les directions, et pendant que je marchais assez lentement, une silhouette que je connaissais me dépassa. De dos je la reconnu, c'était elle...
Mais je n'avais pas de nom à lui donner, ni de visage à lui sculpter. Ses longs cheveux blonds-châtain laissèrent une odeur très agréable lorsque qu'elle passa devant moi, sa veste noire avait l'air d'un plaid agréable au touché, une écharpe rouge me laissa une caresse au visage dans sa manœuvre de me dépasser, et son sac d'étudiante en bandoulière rebondissait contre sa jupe à carreaux au rythme de ses pas.

Aussitôt que mon esprit lui donna un nom, alors je criais :
- « Hey, Amandine ? »
Et elle se retourna, reconnaissant alors son nom que je venais de lui donner. Ce visage alors se dessina d'une forme blanche, de ses yeux verts en amandes elle se demandait qui avait bien pu l'appeler ? Et de sa petite bouche, marqué d'un rouge à lèvre sang elle répondit :
- « Alex ? Excuse-moi, je ne t'avais pas vu ! » Marquée par une petite gêne, comme si elle s'excusait de ne pas m'avoir remarqué.
- « Tu rentres chez toi aussi ? » lui avait-je dis, sans réfléchir. Bien sûr, c'était la fin des cours
- « Eh bien, oui mais je comptais aller prendre un chocolat-chaud au ፈᏗᎦé ፈᏂᏗᏬᎴ. »
- « Pardon ? »
- « Je vais boire un coup avant de rentrer chez moi. »
- « Ha ! Je vais t'accompagner sur un bout de route alors. » Et après une petite pause « Mon appart' se trouve par là où on marche aussi ! »
Amandine acquiesçait de la tête, avec un petit sourire.
Dès lors, je la rattrapais et nous marchèrent au même niveau, elle et moi.

Au bout de quelques minutes, nous devions traverser la route, sur une légère pente pour continuer notre chemin. Et au milieu du passage piéton, du peu de neige qui tenait sur le sol et les bâtiments, je dis spontanément, et intuitivement :
- « Je peux te prendre la main ? »
Le temps s'arrêta quand nos regards se croisèrent. Elle ne répondit pas, mais fit un geste de son bras droit, en brisant cette stase, rapprochant sa main vers la mienne. Je sentais le dos de sa main, chaud contre la mienne, et je prenais avec la plus grande délicatesse le bout de ses doigts fins parmi les miens.
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