Albert Fredin

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"Les cons ça ose tout. c'est même à ça qu'on les reconnaît. " Michel Audiard. Loin d'être un con, mais un peu quand même, je me lance à écrire, j'ose. Je ne me prend pas au sérieux. La vie  [+]

Albert Fredin, 50 ans, est interrogé au commissariat.

- On a plusieurs plaintes de votre voisinage concernant des cris venant de chez vous, vous pouvez m’expliquer ?
- Je les tue, c'est normal qu'ils crient, c’est un rituel, une habitude dans la famille.
- Comment ça, une habitude ?
- Oui Monsieur le brigadier, par habitude.
- Me dites pas que vous les avez tués par habitude ! On ne tue pas par habitude.
- Bah, oui. c’est possible.
- Et vous en avez tué combien, par habitude ?
- Bah, 8 ou 10, je sais plus. Vous savez c’est facile, paf un ou deux coups sur la nuque, c’est fait.
- Oh, mon Dieu. Vous avez enterré les corps où ?
- Les corps, c’est mon frère qui s’en occupe.
- Votre frère est complice des meurtres ?
- Complice, non. Il me donne un coup de main.

Le jeune brigadier affolé :
- Mais c’est horrible ce que vous me dîtes.
- Horrible, comment ça, horrible. Faut bien manger quand même?
- Et en plus vous mangez les cadavres !!!!
- Bah, oui. Et même qui y en a pas assez pour quatre.

Le brigadier devient vert, il part en courant aux toilettes, au bout de cinq minutes, il revint et reprend l’interrogatoire.
- Excusez-moi, petits soucis gastriques. Vous avez dit hier à mon collègue que ça se passe tous les Dimanches, Pourquoi?
- C’est la journée des sorties, de retour à la maison, Paf, un plus.

Le brigadier abasourdit appelle son collègue.
- Tu peux reprendre, car moi je ne tiens plus c’est inimaginable, ça dépasse mon entendement.
- Oh, mais t’inquiète pas la bleusaille. Alfred est frapadingue, il est à l’HP.
Le dimanche il retourne chez sa mère et mange ensemble le poulet, c’est lui qui les tus.

Et son collègue part dans un éclat de rire. Poisson d’Avril.
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