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Basile

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Tu te réveilles avec ce sentiment que tu ne peux pourtant pas l’expliquer car il ne fait qu’exister. Avec tant de souffrance dans le monde qui nous entoure, amis, famille ou encore plus loin, dans des terres qu’on a, à peine, le courage de les imaginer, on se demande si nous avons encore le droit d’aimer, si c’est toujours d’actualité et le plus important si c’est politiquement correct. Et alors, tu commences à te mettre en doute, à te poser plein de questions sur le bienfait de ton comportement par rapport à la majorité écrasante qui souffre et qu’aimerait qu’à ton tour, par simple décence, tu te mettes à souffrir avec eux, comme si cette forme de souffrance télépathique aurait un effet de balsamique sur les blessures d’un monde qui est à la recherche de son bonheur universel. Avec tant de haine soit disant raciale, religieuse ou tout bêtement humaine, on aurait mieux à faire d’aller sur une planète habitée par des sniamuh, car au moins eux savaient qu’il y avait un temps pour tuer (dans des buts purement de survie) comme les lions et un autre pour aimer (sans buts...) comme les agneaux. Que nous soyons descendus des arbres ou qu’au contraire, c’est Quelqu’un qui nous a appris à descendre et ensuite à remonter, nous avons au moins la liberté de choisir quand nous devons manger et quand nous devons aimer. Est-ce que quelqu’un rassasié aime différemment de celui qui n’a même plus la force de (c)rêver ou peut être la question ne se pose même pas, par manque de pudeur ? Et malgré tout ceci et cela, les humains continuent à aimer mais avec modération car on ne sait pas si on ne doit pas un jour rembourser l’amour qu’on nous a donné et quand on parle de l’argent, c’est toute une autre histoire. Faisons en sorte que Dieu ne regarde pas vers nous et allons profiter le plus longtemps possible de sa miséricorde sans se soucier du compte à rebours. Mais que faire quand même Dieu nous demande de l’argent ? On le paye pour sauver nos âmes ou au contraire, on lui offre qu’un prêt à durée déterminée, car il vaut toujours mieux d’être créditeur de la Divinité que débiteur au Diable. Il est difficile, voire impossible, d’être le Créditeur (Débiteur) en Amour d’un monde qui recherche son paradis perdu. Une fois retrouvé, il existe le risque de s’ennuyer et surtout que faire avec tant de souffrance ?

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