A Nadine

il y a
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-"Et quand je dis « Arabe », c’est un gros mot ?
L’autre jour, dans une discussion animée dans une société bien-pensante, on me demandait quel était mon avis concernant le racisme.
Pris de court, sans réfléchir, sans doute, parce qu'il s'agissait du premier mot qui me soit venu à l'esprit, j’ai prononcé malencontreusement, le mot «Arabe».

Oh la boulette ! Je ne sais pas ce qui m’a pris ! J’ai senti monter un malaise autour de moi. Aurais-je dit une insanité ?
Paniqué, en une seconde, je me suis interrogé. « Arabe... Arabe », serait-ce à présent une injure ?
Très objectivement, il fut un temps où je ne me serais même pas posé la question. J’en étais resté à l’étymologie, définissant ce radical, comme étant « l’homme du désert » ou, plus poétique encore, « le lieu où le soleil se couche ».
Aujourd’hui, je ne suis plus très sûr de moi. Et si d’aventure, ce mot, pourtant évocateur de douceur et de sérénité, avait subi une mutation, jusqu’à atteindre la connotation haineuse d’un racisme réciproquement exacerbé !
En y réfléchissant bien, malheureusement, je crains de devoir répondre par l’affirmative.
A tort ou à raison, « La race blanche » d'un célèbre personnage politique que tout individu, aurait pu prononcer, sans que personne n’y prête attention, serait-il symptomatique d’une nouvelle et surprenante déviance sémantique ?

Dorénavant, avant de parler, je tournerai sept fois ma langue dans la bouche...
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