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À l'aube de notre amour

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Eno

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Le vent souffle sur mes cheveux, la pluie se déchaîne devant mes yeux. Mais je reste planté là, incapable de faire un geste, comme si mon corps tout entier refusait de bouger et que mes pieds étaient liés au sol par des chaînes indestructibles.
Un bouquet de fleurs à la main, je ne fais que haïr ce foutu destin. Je décide finalement de rentrer.
Je connais ces couloirs par cœur maintenant, ils rythment mon quotidien.
En entrant dans la chambre, je l'a voit, allongée, branchée à des machines. Elle semble si belle, ses beaux cheveux noirs entourent sa tête et sa peau pâle semble si douce. Elle paraît plongée dans un sommeil éternel.
Lentement, elle se réveille et me sourie. Instinctivement, je mets ma main dans ma poche afin d'attraper une petite boîte. Cette petit boîte qui contient ce qui nous liera à jamais, faisant de nous une seule personne dans cette éternité.
Elle tend alors sa main vers moi et je m'approche, lui offrant en retour un tendre baiser dans le cou.
J'aimerai tant lui donner plus mais elle semble si fragile que je n'ose la toucher.
Cet accident l'a transformée en une poupée de porcelaine.
Je m'allonge alors à ses côtés dans son lit étroit et je l'a prend délicatement dans mes bras.
"Je t'aime" me murmure-t-elle. Oh si elle savait comme je l'aime moi aussi ! De cet amour infini qui nous serre le cœur et qui forme un nœud au creux du ventre.
Je l'aime à m'en rendre malade.
Demain, à l'aube du 14 Fevrier, je lui ferai ma demande. À l'aube, notre amour sera scellé, déclaré à l'univers tout entier.

"Apportez le chariot de réanimation !" sont les premiers mots que j'ai entendu en me réveillant. J'ai à peine le temps de comprendre ce qu'il se passe qu'un médecin m'entraine à l'extérieur. Le bruit des machines résonne alors en moi.
Des heures qui semblent une éternité passent.
Enfin, quand le soleil pointe ses premiers rayons, à l'aube de ce jour tant attendu, un médecin vient à moi.
Doucement et gravement, il m'annonce la terrible nouvelle.
Mon coeur se brise et mon cri résonne dans ce silence profond. Tout semble s'effondrer autour de moi.
J'ai l'impression que l'on m'a enlevé une partie de moi, une partie de mon être.
On m'emmène alors la voir une dernière fois.
Cette fois, elle dort pour de bon. Je me demande à quoi elle rêve, elle semble si paisible.
Je m'agenouille à ses pieds, sors la petite boîte de laquelle je prends délicatement une bague et la lui passe au doigt.

À l'aube de ma vie, à l'aube de mes pleurs, je l'aimerai, quoi qu'il arrive, quoi qu'il advienne,nous nous retrouverons, quand nous ne serons qu'une étoile dans cette infinité.

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Image de Sylvie Franceus
Sylvie Franceus · il y a
N'être qu'une seule étoile et ne vivre que pour l'atteindre.
Merci infiniment

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Jfjs · il y a
beau texte mais coquilles à corriger
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Patrick Peronne · il y a
Très touchant.Un texte émouvant qui fait oublier les nombreuses coquilles.
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