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A l'homme sans z'aile

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Je me souviens très bien de la première fois. J'avais gravi d'inombrables marches, la porte était ouverte et j'avais reculé. J'ai frappé et je suis entrée. La bête est apparue dans son halo de fumée, possédant tout le décor.Elle était joviale, loquasse et accueillante...et je la regardais de toute l'avidité de mon esprit. Dans la clarté obscure de son iris luisait, je ne sais quelle pudeur mêlée à la fierté. Il parlait avec langueur et son timbre était grave. Et comme des chefs d'orchestre savamment accordés chacun de ses gestes l'accompagnait. Il était à lui seul un somptueux ballet où le corps et l'esprit amoureusement se suivaient. Il souriait comme il n'aura jamais plus souri.Et parfois crépitait sur ce visage blème, une flamme féroce et sauvage. Il était d'instinct carnassier...j'ai senti sous son pouls l'étreinte de la foret. J'avais peur, peur de la violence de ta beauté...comme de la morsure cuisante de ton coeur impuissant. Nous étions l'un à l'autre deux étrangetés...deux solitudes qui se croisent...Sans savoir que nous étions du même règne.
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