« A l’aube »

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Le soleil se lève.
Je l’aperçois à travers la petite fenêtre qui surplombe la pièce.
Une seule pièce.
Comme un huis clos baigné d’amour, de passion torride.
La chaleur délicieuse qui se dégage des rayons prolonge la douceur de la nuit.
Je respire ton air. L’odeur que l’on a laissée partout.
Encore endormi, tes paupières sursautent comme le battement de mon cœur.
Rien n’est plus doux que de te sentir contre moi.
Cadenassés sous les draps froissés, l’hiver ne peut pas nous atteindre.
Est ce donc ça l’amour ? Respirer un seul et même air et ne pas étouffer ?
Les étoiles sont parties se coucher et je souffre de penser qu’il y aura une aurore.
J’aimerais apprendre à retenir le temps, à te retenir.
Yeux encore mi clos, lèvres sèches, étirements félins.
Tu te lèves et l’odeur du café noir vient frapper ma poitrine.
On ne suspend pas le temps, on apprend à le cajoler.
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