À fond de train !

il y a
1 min
314
lectures
242
Qualifié

Je voudrais que ma plume encercle des milliers de mots, les apprivoise, et les fasse danser sur le fil ténu de la vie  [+]

Image de 2018
Ouf ! Enfin, je suis assise dans le compartiment de ce train qui m’emmène de Clermont-Ferrand à Nevers, où je dois assister à une réunion importante. Importante pour qui au fait ? Pas pour moi qui me suis fait tirer l’oreille pour y assister.

Déjà, prendre le train, ce n’est pas ma tasse de thé, mais prendre le train pour aller à Nevers !! C’est le comble !! Foutus stéréotypes qui nous gâchent la vie parfois.

C’est donc très bougon que je prends ce train de 8 h 26 au départ de la capitale auvergnate. Je suis toute seule dans le compartiment jusqu’à la gare de Riom. Là, deux personnes viennent s’asseoir en face de moi et se mettent à parler fort. Il ne manquait plus que cela. Ouh, ouh ! Vous me voyez ? Je suis là, en face de vous ! Pas envie de subir leur conversation. Encore moins envie de les regarder. Bougon je vous dis.

Je ferme alors les yeux, et je fais abstraction de ces deux intrus pour laisser mon esprit divaguer. Je me laisse doucement bercer par le son des roues sur les rails. Ensuite vient le roulis du wagon. Et là je pars, je pars très loin. Dans un coin du département Allier où j’allais passer mes vacances d’été chez mon grand-père. Il avait une deux-chevaux grise dans laquelle j’adorais prendre place. D’abord parce que je me mettais à l’arrière et que mon grand-père, à l’avant, jouait les chauffeurs de maître, ensuite parce qu’elle sautait à la moindre ornière ou bosse et que cela me faisait décoller du siège comme dans un manège. Nous riions alors tous les deux aux éclats sans pouvoir nous arrêter. Je me surprends à sourire à cette pensée.

C’est drôle comme les souvenirs s’enchaînent. Maintenant je repense à nos sorties en forêt à la chasse aux champignons. Mon grand-père n’avait pas son pareil pour dénicher des bolets, des girolles, des chanterelles. Moi je n’en trouvais jamais, ou alors des pas comestibles. Ce n’était pas grave puisque mon grand-père savait, lui. Quand on rentrait à la maison, il préparait la récolte pour en faire une bonne omelette. Mes papilles en frissonnent encore.

Le voyage touche à sa fin. Mes voisines de compartiment sont toujours là mais elles ne me gênent plus. J’ai réussi à profiter de ce trajet imposé pour me recentrer sur des souvenirs que je croyais oubliés.

Vivement le trajet du retour !
242

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,