520 pages de sordide

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Parlons un peu de Patrick Bateman. Pur produit d'un Wall Street obsessionnel et clinquant, Bateman est américain et psychotique. Un cocktail explosif comme le prouvent les frasques sordides et terrifiantes mises en scène par Bret Easton Ellis. Les premières pages ont été réjouissantes : grinçantes, inquiétantes mais habillées d'humour noir. Le combat musclé de la plus belle carte de visite mené par ces golden boys tous vêtus à l'identique est vraiment très drôle. Puis Bateman a écrabouillé un chien. Avec son talon, je précise. Puis Bateman, répondant à un impérieux désir de sadisme, s'est attaché méthodiquement à décapiter, éviscérer, saigner à mort, une prostituée. Puis deux, puis trois, puis une poignée de SDF et quelques collègues en passant. Puis il y a eu tant de meurtres, de méthodes atroces d'exploiter le corps humain d'une manière qui ne devrait jamais être décrite, que j'ai cessé de compter. J'ai par ailleurs moi-même ressenti un besoin violent : brûler ce livre ou bien obliger quelqu'un à le lire pour le punir de sa méchanceté et le faire pleurer.
American Psycho oscille entre le génial et l'infâme, en fonction du passage que l'on se trouve en train de lire. Il s'agit du seul livre que j'ai commencé sans pouvoir l'achever, pas par paresse ou désintérêt, mais par pure horreur.
Il y a des livres comme ça où l'on se demande sérieusement ou l'auteur a bien pu vouloir en venir. J'avoue que je me pose toujours la question.

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