LE MOT

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Comment peut-on laisser les gens dans une telle misère?
Comment peut-on demander aux gens de venir faire la queue pendant trois jours d'affilée sans certitude d'obtenir le document souhaité?
Comment peut-on se regarder dans un miroir et se dire qu'on fait son maximum pour aider les gens?

Je ne sais pas. Peut-être que vous, vous savez. Je suis sûre que vous savez sinon vous ne seriez pas là où vous êtes.
Nous sommes des numéros, des rapports, des ombres.

Ça n'a pas de besoins une ombre, non?
Ça ne souffre pas une ombre, non?
Ça ne meurt pas une ombre, non?

Le pire est que vous faites de moi un être aussi ignoble que vous l'êtes. Et ceci est impardonnable.

Les ombres ont un sourire.
Les ombres ont un espoir.
Les ombres ont la paix de l'âme.
Comment pouvez-vous agir ainsi avec des êtres humains?

J'avais prévu de commettre l'irréparable avec ce coupe-papier. Mais quand je vous vois, étriqué dans votre Dolce et congestionné par Fauchon, je ne peux plus. Je préfère encore nier votre existence et partir.



L'homme froissa la feuille de papier. Le coupe-papier en forme de poignard était posé bien en vue sur son bureau. La lame était oxydée. Pendant combien de temps avait-il perdu sa conscience?

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