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Qualifié

Son cadet, je l'étais d'à peine une semaine.
Il est mort l'an dernier, aux abords de l'été.
Je ne dis pas, ici, quel homme il a été :
Qui saurait, d'un destin, dessiner le noumène?

Mari, père et patron, il fut dans maint domaine
Un homme de mesure et de sobriété,
Croyant en ces valeurs : Dieu, la Propriété,
Et tirant de sa foi son assurance amène.

Dans ce qu'il faut nommer quasi une autre vie,
Avant que d'épouser... (prénommons-la Sylvie),
Il fut le fiancé de ma chère moitié.

Malade et condamné, il voulut la revoir,
Lui dire ce qu'était être chef, son métier,
Et que rien n'opposait, pour lui, l'Être et l'Avoir.

PRIX

Image de Printemps 2014
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Guest · il y a
Techniquement parlant, ton sonnet est bon mais il manque de ressenti... pas moyen de vibrer avec tes mots, peut-être le proposer en vers libres pour que les expressions passent... Dommage :(
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Hhl · il y a
Les goûts et les couleurs... ce serait génial que, s'agissant de poésie classique, tout un chacun qui "critique" le manque de ressenti (décidément, elle vient souvent cette phrase) d'un sonnet techniquement parfait, le fasse en utilisant un "JE pense, à titre personnel" plus à propos qu'un "ce poème est bon mais manque de ressenti".
Je me rends compte que les textes écrits sans aucune technique (qu'on a le droit le plus absolu d'aimer, bien sûr) ne subissent jamais ce type de critiques.
Les goûts et les couleurs, disais-je...Bravo, Laroche. Bravo

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Yannick Pagnoux · il y a
j'ai encore aimé ici et ailleurs en outre-rêve
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