Voe soli

il y a
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Bonjour Je suis mariée depuis 40 ans , j'ai trois enfants et huit petits enfants ,je suis amoureuse de la poésie depuis ma plus tendre enfance , un virus que mon grand père paternel m'a transmis  [+]

Image de Été 2013
Seul oh ! je suis seul, tu ne m’as pas suivi
Tu m’as laissé monter tout seul à l’acropole,
Maintenant que j’y suis, je n’ai plus ton épaule
Pour appuyer mon bras, tu ne m’as pas suivi.

Tu ne m’as pas suivi, la route était trop longue
Et les sentiers étroits étaient pleins de cailloux,
Le soleil qui brûlait chauffait le sable roux,
Tu ne m’as pas suivi, la route était trop longue.

Tu ne m’as pas suivi, tout seul je suis monté,
Un chemin se cachait au milieu des épines
Mon pied qui tâtonnait trébuchait aux racines,
Il pleuvait à torrent, tout seul je suis monté.

Tout seul, je suis monté pendant la nuit profonde,
Des éclairs aveuglants m’ont offensé les yeux,
Il tonnait, j’ai douté des humains et des dieux,
Tout seul je suis monté pendant la nuit profonde.

Dans mon isolement mon cœur s’est désolé
La terreur m’a surpris au bord d’un précipice,
De l’immense douleur j’ai rempli le calice
Et je l’ai vidé seul, mon cœur s’est désolé.

Mon cœur s’est désolé, j’ai regretté le temps
Où j’allais près de toi parmi la foule humaine
Ton cœur aimait mon cœur calme comme la plaine
Mon cœur s’est désolé, j’ai regretté le temps.

J’ai regretté le temps où ton tendre visage
Auprès de mon visage en riant s’endormait
Un rêve immense en moi lentement se formait
Religieusement, j’embrassais ton visage.

J’embrassais ton visage et mon cœur se gonflait
J’aurais voulu pour toi régénérer le monde
Rien ne m’eût arrêté, j’aurais vogué sur l’onde
J’aurais vaincu la terre, et mon cœur se gonflait.

Et mon cœur se gonflait, mon cœur se gonfle encore
Hélas, ce ne sont plus que de vastes sanglots,
Je n’ose plus penser qu’on peut dompter les flots,
J’ai regretté le temps, mon cœur se gonfle encore.

Mon cœur se gonfle encore, alors très lentement
J’ai repris le chemin qui mène à l’acropole
Et ma main vide a cherché ton épaule
Et tu n’étais pas là, j’ai gravi lentement.

J’ai gravi lentement la pente interminable
La nuit qui s’achevait s’adoucissait un peu,
Mais de ma douce foi j’avais perdu le feu,
J’ai gravi lentement la pente interminable.

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Image de Yvette Lemoussu
Yvette Lemoussu · il y a
le chemin est long grave et mystérieux.
Image de Aline Paris Escure
Aline Paris Escure · il y a
j'aime beaucoup!
aline77

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