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Veillée

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Idriss Ouadoul

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Depuis les rivages noirs d’une lointaine vie, le vent m’a ramené le râle d’un pendu mêlé au cri des oiseaux de la nuit.

Noir essaim ailé qui traversait le ciel de mes anciennes peurs noires que m’apportait le vent mêlés au râle du pendu qui porte mon nom et le timbre de ma voix.


Il a dénoué sa corde et a descendu avec nonchalance, l’échelle de sa mort.
Il est venu depuis les rivages noirs d’une lointaine vie, partager le vin de ma solitude . Il m’a raconté dans une langue limpide le récit de ses jours anciens noyés dans le noir sans fond du chagrin.


Au bout de la nuit noire, le pendu a remonté son échelle, renoué sa corde et s’est jeté dans les bras d’une aube naissante.
Une aube noire comme le vin de la solitude que nous avons bu dans le noir de nos chagrins que le vent disperse au seuil d’un matin naissant endeuillé par le râle du pendu qui porte mon nom et le timbre de ma voix
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