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Je ne te connais pas mais j’imagine alors
Sur un chemin de neige nos pas se resserrer.
En marchant avec toi, d’un mouvement cadencé,
Au son de nos semelles, que cela dure encore.

Tu te retournerais pour une aide soudaine
Tes épaules alors deviendraient un désir...
De m’offrir un repos tant la pente s’étire,
Nous accordant un temps une raison sereine.

Quel mal il y aurait à se donner du sens ?
Tant que ce bien se tient entre deux lignes sages,
Restons droits comme des i comme sur cette page,
Verticale parallèle... Pour que tu ne m’encenses.

Tes pas me présenteraient la voie la plus à même
De me garder debout. Alors que j’imagine
Tomber à tes genoux. Quelle audace coquine!
Secouru de tout toi dans un joli tandem.

Tes épaules et tes bras, cela ne suffit pas.
Gourmande j’aimerais y découvrir ton corps,
Sous nos habits d’hiver j’en devine sans effort,
Ce qui m’enlacerait en émoi sous les draps.

Mais je brûle d’impatience de tous ces frôlements
Que pour nous dévêtir je n’en fais que rêver,
Avant que notre chair et nos langues emmêlées
Deviennent une journée réalité, Vincent.

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