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Au point du non retour à la normale...
Il y a un trou noir béant à présent.

Comme tous les enfants des Bérus,
j'ai grandis avec un seuil critique,
de tolérance à la haine.

Explosion du populisme dans le terreau de la médiocratie.
Sinistre plante totalitaire, terriblement invasive, en passe de prendre le pouvoir.
Peut-être que demain, on n'entendra plus le canard enchaîné, il aura rejoint dans la fosse commune,
le coq bâillonné, le rouge gorge étranglé et la chauve souris crucifiée.

Retour vers le futur dont on se serait passé.

Un sale cauchemar qui nous tient à la gorge.
Asphyxie, anémie, austérité...
Comme des mouches qui tournent autour de l’État décomposé...
Avant que la liberté ne s'évanouisse...
Comme des mouches savantes qui feront leur petit numéro de pondaison,
dès qu'elle sera dans le coma.

J'aimerais savoir comment arrêter le temps, avant d'atteindre le point de non retour,
quand la peur et la haine, comme deux agents chimiques, s'excitant dans une bombe, déclenchent...

la guerre civile...

ou rien...

La tolérance à l'intolérable est devenue la norme.
Banalisation à l’extrême des discours extrémistes.

Retour programmé des vautours, sur cet immense charnier.
Ciel d'encre couvert d'ailes d'affamés.
Avides de nos vies.
L'hexagone est l'autel,
où l'on sacrifie nos libertés,
où l'on immole la fraternité,
où l'on trahit les luttes passées.

Que restera t-il demain ?

- L'exil de nos esprits, migrant dans le néant,
abandonnant nos corps esclaves, à leur triste sort.

- Ou le peuple apatride, le peuple apolitique, le peuple anarchique,
mettra t-il enfin un point sur le « i » de la marine et de tous les politiciens corrompus,
pour signifier la fin de l'oppression...
La fin de la récréation pour les réseaux d'influences...
La fin du joug de l'oligarchie...
La fin de la partie du jeu des partis.
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