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Un Echec

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La nuit n’ignore guère où vogue cette main,
Que retrouve l’aurore encore âpre à ce gain !
Et maints enfantements alors eussent jailli,
Mais rien ne perle hélas, que ce seul jus haï !

D’une seule merveille est mère cette veille :
Toute l’onde épandue, habillée en vermeille
Par des rayons daubeurs, s’elle ignora le beurre,
Connaîtra son argent, un jour ou que je meure !

Sens-tu donc le précaire où réduits sont ces doigts,
Labourant un aride d’où s’en va toute foi ?
Et leur persévérance a cette seule entaille
Que la candeur rencontre avant qu’il ne s’en aille

Du théâtre assassin, ce fer récidivant !
Seul accueille ses coups ce bien trop blanc divan.
Et ce crime légal, le diffame l’Angoisse
Demain je le perpètre ou l’honneur on me froisse !

Moi, de paix me repaître et choir tout me laisser
Aux sonores répits, à abolir l’essai !
Le Soleil me surprend te faisant un poème,
Me narguant car j’échoue à te dire un "je t'aime"...

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Other People · il y a
c'est incroyable. J'aime tellement. la métrique est parfaite, et tout y est. Pourquoi diable la poésie régulière et classique n'a-t-elle pas plus de reconnaissance sur Short ? En tous cas, bravo à toi.
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