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Un bouc nain noir

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Bill Hapax

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Ce pourrait être le titre d’une belle histoire.

Il était bouc, il était nain, il était noir.
Qui plus est, ses revenus étaient limités et ses perspectives futures aussi tristes que les regards qui se portaient sur lui.
N’aimant ni la pitié, ni la compassion, il s’en foutait.
Il aurait pu être chèvre, borgne et la propriété de Monsieur Seguin.

Un soir d’été, il rencontra une douce chienne dont le jappement rauque lui rappelait les conseils de sa grand-mère avant de partir à l’école.
Ils n’eurent pas beaucoup d’enfants, la nature à des limites,
mais recueillirent une tripotée de hamsters et autres tortues.
La vie n’était pas tous les jours toute rose,
mais ils ne le savaient pas car ils n’avaient de poste de télévision.

À l’aube d’une vie bien remplie, ils se retirèrent.
Lentement, ils parcouraient les grandes étendues vertes et bleues entourant la petite maison douillette et chaude.
Et là, quelques fois au soleil couchant, ils apercevaient leur voisine en bas, ruminant son malheur après toutes ses années passées à nourrir les familles du voisinage, presque sans remerciements.
Elle avait le pis à terre.
Elle était trop dégoûtée pour grimper la petite colline.

Comme le dit un vieux proverbe improbable, il vaut mieux être un bouc nain noir qu’une grosse vache blanche.
En plus les traces de bouse, sur le blanc...
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