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Un air d'haïku, printemps

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Sophronie

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Rien n'est plus noble
qu'un arbre au printemps,
rien sauf l'alouette
se posant sur sa branche.
Aussi légères l'une que l'autre, au vent
descendant le soir,
sentinelles complices,
qui gardent secret
l'aveu d'un amant peiné,
que sa belle hua.
Il entoura le tronc
pour cacher l'amer
désarroi que lui causa
fausse ritournelle.

L'alouette émue
par l'éconduit au faciès
mouillé de larmes,
voleta vers l'épaule,
amère tantôt.
Elle siffla quelques notes
sur l'arpège la
redonnant espoir
à cet éperdu
ami inconsolable.
Rien n'y fit, hélas,
sauf un arbre complice,
portant le chant
bienfaisant au gré du vent,
ramenant la belle.
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