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Tu souris quand tu dors, Emma ! Tu souris quand tu dors.

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Julie Dufossez

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EMMA,

Je ne sais pas s’il est facile de te connaître, comprends-moi Emma, tu as ce regard qui ne soutient plus celui des autres ni celui de la vie, comme si tu étais présente dans ce roulement du monde sans plus le vouloir, sans plus le savoir, et pourtant comme tu les regardes Emma ces gens, comme tu les regardes, pas leurs petits corps abimés ou leurs jolies peaux artificielles, non, tu regardes leurs âmes Emma, leurs petits cœurs roulés en boule les genoux à terre, tu les regardes de l’intérieur, leurs pensées tombées en vrac sur le trottoir, leurs sourires qu’ils s’acharnent-à afficher, tu les lis Emma tu les lis, mais toi tu ne souris plus, tu sais comme c’est beau de sourire mais toi tu ne souris plus, ça t’arrive encore lorsque tu dors, tu rêves de tes anciens fous-rires qui te surprennent à te réveiller, comme un choc, comme une étrangeté qui ne fait plus partie de ta vie, alors seulement dans ces moments tu te souviens comment il était bon de rire, tu souris quand tu dors Emma, tu souris quand tu dors...
Mais moi je te vois Emma, et si je te vois c’est bien parce que je t’ai connu sourire le jour et éclater de rire la nuit, Emma ce sont tes éclats de joie qui m’ont fait sortir de ma propre torpeur, de mon précipice, alors oui je te vois, Emma tu as les yeux des filles qui ont abandonné la vie et gardent leur corps présent pour les autres... j’aimerais tant que tu ne sois là que pour toi, mais tu es trop subtile Emma pour qu’on t’explique, pour qu’on te dise d’abandonner cet amour qui t’a déchiré la vie, qui t’a déchiré ce qu’il pouvait rester de superficiel en toi, et en ce qui te concerne t’empêche de reprendre ton souffle, tu es trop subtile Emma pour qu’on te cite ces phrases sur les énergies positives et le bien penser, c’est vrai elles ne changent rien à la vie, elles ne changent rien à ta vie...
Mais moi je te vois Emma, j’ai connu ton soleil, j’ai connu tes sourires le jour et tes fous-rires la nuit, ta différence qui rendaient les larmes heureuses, parce que tu lisais Emma, tu lisais les blessures sans rien dire, par intelligence, mais tu étais-là, avec tes débordements plus fous les uns que les autres, qui, je pense avec le temps, n’étais finalement pas pour toi même.
Tu es à terre Emma... Debout, efficace, belle mais, Tu es à terre Emma.
Tu es bien trop subtile Emma qu’on ne sait plus comment te parler et c’est peut-être ce qui a ouvert le gouffre de ta vie. Tu souris quand tu dors Emma, tu souris quand tu dors.
Tu es bien trop subtile Emma ton cœur prend tout-à cœur, Tu souris quand tu dors Emma, tu souris quand tu dors.

Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma, Emma,
Déborde Emma, déborde Emma, déborde Emma déborde. Pleure Emma, pleure Emma pleure. Danse pour toi Emma, Danse pour toi Emma danse. Ne nous regarde plus.
Aime à te donner le sourire Emma, jusqu'à celui qui ne l’effacera plus, le joli sourire d’Emma!

Tu souris quand tu dors Emma. -”Plus je te regarde et moins je lis, plus je te regarde et plus je lis, la poésie dans tes yeux”- JulieD
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