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TROIS PIÈCES DOCILES - Deuxième Tableau

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Jean-Louis Sarah

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2.
J'avais (je possédais) et la prison guettait. La clé au torrent jetée, elle repose (mais l'eau est si claire). Un doigt sur la bouche, il tremble.

Des vagues au sable s'avancent, tes bras écartés recueillent l'écume qui au bout des doigts s'envole dispersant ma mémoire.


Le vent debout, l'herbe se couche. L'herbe est étrange, il faut la vivre, oser la fondre, herboriser sa vie, après seulement on peut parler.


Je collerai mon front à ta joue, il me faut en ressentir chaque radian de l'arc. Dévore-moi et je jetterai mon ultime moi dans l'avidité du présent. Les doigts qui griffent ou caressent, les doigts qui brûlent, rallument la nuit, éclatent le noir retombant en paillettes (elles te recouvrent et je te perds encore).


L'amour est couleur, l'amour est musique, l'inharmonie en est l'expression la plus fréquente. Pourquoi s'en étonner ? Et lorsque l'espoir se mue en certitude nous ne percevons pas la tremblante image de l'apocalypse aseptisée.

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