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Les secondes défilent
Sous la cage fragile
D'une lourde poitrine

Quand chaque inspiration,
Soulève une question,

Quand chaque souvenir
Ne sait plus que surgir,

Quand le corps dit bon
Quand l'esprit dit non.

Triste entropie
Qui ne veut que du sable.

Farouche grain de vie
Sans racine exorable.

Pourquoi tant s'accrocher
Comme des ongles enfoncés
Dans l'échine d'un dragon
Avant son dernier bond ?

Ma main est sur son front
Cherchant la solution
Que pourrait-on sauver
De ce qui disparaît ?

Il est, il était.
En une fraction du temps,
Il faut reconjuguer,
Dire dorénavant.

Et nous toujours debouts
Rassemblant nos esprits,
Recherchant nos envies
Nous sommes encore un tout.

Nos cellules frémissent
Dans un même calice
D'un bel élan s'unissent
Pour une ode complice.
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Emmanuelle Docremont · il y a
Certains mots sans leur préfixe prennent un sens inexploré!
·
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Arlette Claude · il y a
inexorable destin .... triste pour celui qui part et celui qui reste !
bises

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Sylvie Neveu · il y a
L'exorable est sublime ! La reconjugaison aussi.
Merci.
sylvie

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