Train à Grande Lenteur

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Pourquoi on a aimé ?

Guilleret, ce poème commence avec rythme, légèreté, puis la machine s'enraille. Une petite tonalité absurde prend le pas, quelque chose d'un peu

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Je suis montée dans le train
En marche, à fond les manettes.
J’allais vite, avec entrain,
Voiture 9, place 37.

Et puis, un être, un ange ?
Un conducteur a parlé
Avec une voix de tortue.
Et puis, c’est étrange
Le TGV a enrayé
Sur des entrailles perdues.

Alors évidemment,
Le paysage a défilé moins vite.
Le wagon s’est étiré en lenteur.
Alors, oui, doucement,
Mes pensées ont cessé de se cogner aux vitres.
L’allure a ralenti : au trot, au pas, au cœur.

Il n’était plus question
D’aller d’un point A à un point B
La destination même était à l’arrêt.
Il n’était plus question
De traverser le temps ou l’espace
L’âme sans retard occupait toute ma place.

De rêverie en rêverie
Un voyage dans le voyage s’entreprit.
Un tour du monde des sourires aux fenêtres
À bord d’une roulotte aux roues en fut de l’être…

Je ne suis pas arrivée. Je suis descendue.
Ici, ou ailleurs, allégée du superflu.
« Assurez-vous de tout oublier dans le train. »
Sur le marchepied on m’a tendu dans la main
Un billet vivant, et riche en constellations,
À composter – paraît-il – sans modération.

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