Ton ... !

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– « Poêtre moderne qui rime pour qu'il consterne. » – Et alors ? si ça « plaît aux bouseux champoêtres ! »  [+]

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C’est une lune pleine assise au firmament
Du rêve qui souvent sur mon esprit se pose
En un balancement qui me berce et repose
Et m’enflamme et consume alternativement.

Vaincre en explorateur le cinquième élément,
En apnée accoster le corps céleste et rose ;
Un jour je tenterai l’abordage, si j’ose,
De l’exquise rondeur que j’aime tellement.

C’est un fruit qui sourit à la douceur de l’Astre,
Me soustrait un instant aux affres du désastre
En s’offrant aux regards sans vice ni calcul.

Et son galbe parfait s’épanouit – Merveille !
Au bistrot « Chez Simone » où trône la bouteille.
Moi, du fond de la salle, en un savant recul,

Sujet de l’une et l’autre : « Ô Patronne ! ô ton … ! »

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Dédé  Commentaire de l'auteur · il y a
C'est un sonnet quinzain ( forme inventée par Albert Samain ) avec son vers médaillé
couronné par la troisième occurrence d'une des rimes du dernier tercet...
( non, je ne vous dirai pas laquelle, n'insistez pas )

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Joël Riou · il y a
Entre la dive bouteille et le fessier de la patronne, le coeur balance ... Je retrouve ici, dans ce sonnet bien "troussé", le marchand de parapluies, artiste et poète des " Galettes de Pont-Aven " sous les traits de Jean-Pierre Marielle.
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Chateau briante · il y a
je suis sur le cul !
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Martyne Dubau · il y a
un sonnet avec un bon fondement de base , rondement mené que j'ai apprécié
je me permets une petite suggestion sur le vers deux et le 4 du sonnet
En un balancement qui me berce et repose
M’enflamme et me consume alternativement.
ça me semble être plus fluide mais ce n'est que mon avis

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Dédé · il y a
Je comprends, mais je préfère garder la même structure pour les deux groupes, afin de préserver l'équilibre du balancier, comprenez-vous, Madame ?
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Martyne Dubau · il y a
mais oui Monsieur bien sûr que je comprends !
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Zou zou · il y a
Une jolie tournure...Merci Dédé !
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Fleur A. · il y a
Un joli poème
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Michel Armand Demai · il y a
Votre poème est plein de fraîcheur, un brin d'humour, un brin d'érotisme... Le désir est un des moteurs les plus puissants pour écrire un beau poème. Je souhaite que votre rêve devienne réalité.
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Sylvie Neveu · il y a
Juste vous dire bonsoir Monsieur. N'irai pas sur des territoires trop ardus pour moi mais serai là, dans un fourré, un taillis de vos rimes, pas loin du Q, si près du Oh, du Ah. Me reviennent alors un son, un parfum : blanc. C'est La Maison du Matin. Lyda. Je la vois presque et de cela, je vous remercie, Monsieur
Amitiés
sylvie

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Safia Salam · il y a
Quinzain dans toute l'acceptation du terme, forme et fond confondus.
À noter la rime brisée, l'hémistiche B qui rime avec le vers A dans le premier quatrain, je regrette personnellement que cette construction en échos phoniques ne se poursuive pas tout au long du sonnet.
Un autre bémol, toujours dans la première strophe, cette énumération de verbes du premier groupe.
Deuxième quatrain, la rime se poursuit sur les hémistiches A, très élégant, je ne compte pas évidement les hémistiches B qui oppsent "er" et "ai".
A la lenteur solennelle des quatrains aux rimes embrassées succède l'allégresse des tercets. Proximité sémentique et phonique de "merveille" et "bouteille" révèle tant les centres d'intérêt du poète que son stade éthilique, de même "recul" et "calcul" trahissent stratégie ou tactique, je ne me prononce pas.
Le quinzain enfin, solitaire, est curieusement magnifié par le fait même qu'il est tronqué. Médaille s'il en est, les deux vers laissés en suspend dans les tercets le révèlent.
A noter encore, cette belle harmonie toute classique entre structure de l'hémistiche et du syntagme, du vers et de la syntaxe, ce respect de l'alternance des rimes masculines et féminines.

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Dédé · il y a
Je suppose que vous avez voulu dire « acception » ?... et sur le fond, qu'avez-vous voulu dire, au juste ?
La rime est batelée, ici, Madame !
« Le vent beugle, rugit, siffle, râle et miaule, »... avec un du deuxième en prime, par le Maître du Parnasse, Madame,
rien que ça, excusez du peu !
Ici ! elle est brisée !
Ha ha !
Le vers solitaire ( ! ) est dit médaillé, Madame, et le quinzain, la pièce dans son ensemble ( de 15 vers ).
Allez ! non seulement je vous pardonne vos errements mais vous en félicite, puisqu'il s'agit de votre tout premier commentaire de poésie classique, n'est-ce pas ?... Remarquable de finesse et d'attention ! ( vous n'allez peut-être pas me croire, mais les rimes internes m'avaient échappé ! )

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Safia Salam · il y a
Je vois que vous faites le tour des comm' que j'ai parsemés chez vous, ça m'apprendra.

Merci bien pour acception, c'est en effet ça que je voulais dire. Il y a des mots que je n'aime pas trop, je ne sais pas pourquoi, je leur trouve un quelque chose de ridicule et apprêté, celui-ci en fait partie, comme aussi par exemple sociétal (social) et un politique (un politicien). Je crois que je les trouve trop proche d'un autre mot, dans la forme et la sémantique, et il me semble maniéré d'en utiliser deux differents. Mais voilà, je viens de me farcir ce que dit le cnrtl sur acception, et après avoir enfin compris la différence entre les deux mots, je suppose que cette drôle de phobie va s'évanouir. Ça devait être la peur de l'inconnu, c'est comme ça qu'on dit, nous les psychologisants du comptoir.

Ce que je voulais dire par fond, par contre, ne me revient pas, si je finis par m'en rappeler je reviendrai vers vous.

Je vous avais mis les bémols que je pouvais juste pour ne pas faire de guimauve rance, gluante, rose et pestiférante. Aussi un peu pour faire semblant de m'y connaître. Et aussi pour placer tout ce que je venais de lire sur les poèmes. Et puis beaucoup pour remplir le commentaire.
Beaucoup de raisons, koua. Toutes très bonnes.
Le vers est bien mieux médaillé que solitaire, c'est bien comme ça que je le préfère.

Je n'ai pas encore pris le temps de me pencher sur le Parnasse, je vois que c'est une grosse lacune.

Pour les rimes internes, je vous crois. Je crois les poètes capables de bien des choses, même de poétiser dans leurs songes. Vous les poètes, vous avez tout de même une bien curieuse façon de vous saisir des mots.

Merci pour le compliment, j'ai dû surmonter deux obstacles pour commenter ici même. Justement la forme et le fond. Et je peux bien vous dire ce que c'est que ce fond-ci, c'est celui qui se situe en dessous de la ceinture. Mais bon, depuis j'ai trouvé qu'avec le temps et l'entraînement, on peut commenter sur des sujets à un peu tous les niveaux.

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Safia Salam · il y a
Bien, après réflexion je trouve que le fond était le même ici et là, c'est à dire que votre quinzain est lyrique, du type qu'on n'apprend pas au collège ni au lycée, et que c'est une chose tout à fait classique que d'utiliser les sonnets (je traite le quinzain comme une forme particulière du sonnet) pour lyriser un peu. Je voulais donc dire que le sujet fait partie de ceux qu'on traite dans les sonnets.
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Dédé · il y a
Merci !... Je ne sais pas quoi dire d'autre, vous m'en excuserez...
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Kara Bistrakoum · il y a
ce sonnet callipyge plein de délicatesse
comme une énigme osée pour chanter cet endroit
use d'un tendre humour et qu'importe les lois
si c'est son doux sujet que de mots il caresse

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