Ton ... !

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En compétition

– « Poêtre moderne qui rime pour qu'il consterne. » – Et alors ? si ça « plaît aux bouseux champoêtres ! »  [+]

Image de Été 2020

C’est une lune pleine assise au firmament
Du rêve qui souvent sur mon esprit se pose
En un balancement qui me berce et repose
Et m’enflamme et consume alternativement.

Vaincre en explorateur le cinquième élément,
En apnée accoster le corps céleste et rose ;
Un jour je tenterai l’abordage, si j’ose,
De l’exquise rondeur que j’aime tellement.

C’est un fruit qui sourit à la douceur de l’Astre,
Me soustrait un instant aux affres du désastre
En s’offrant aux regards sans vice ni calcul.

Et son galbe parfait s’épanouit – Merveille !
Au bistrot « Chez Simone » où trône la bouteille.
Moi, du fond de la salle, en un savant recul,

Sujet de l’une et l’autre : « Ô Patronne ! ô ton … ! »

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Dédé  Commentaire de l'auteur · il y a
C'est un sonnet quinzain ( forme inventée par Albert Samain ) avec son vers médaillé
couronné par la troisième occurrence d'une des rimes du dernier tercet...
( non, je ne vous dirai pas laquelle, n'insistez pas )

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Sylvie Neveu · il y a
Juste vous dire bonsoir Monsieur. N'irai pas sur des territoires trop ardus pour moi mais serai là, dans un fourré, un taillis de vos rimes, pas loin du Q, si près du Oh, du Ah. Me reviennent alors un son, un parfum : blanc. C'est La Maison du Matin. Lyda. Je la vois presque et de cela, je vous remercie, Monsieur
Amitiés
sylvie

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Safia Salam · il y a
Quinzain dans toute l'acceptation du terme, forme et fond confondus.
À noter la rime brisée, l'hémistiche B qui rime avec le vers A dans le premier quatrain, je regrette personnellement que cette construction en échos phoniques ne se poursuive pas tout au long du sonnet.
Un autre bémol, toujours dans la première strophe, cette énumération de verbes du premier groupe.
Deuxième quatrain, la rime se poursuit sur les hémistiches A, très élégant, je ne compte pas évidement les hémistiches B qui oppsent "er" et "ai".
A la lenteur solennelle des quatrains aux rimes embrassées succède l'allégresse des tercets. Proximité sémentique et phonique de "merveille" et "bouteille" révèle tant les centres d'intérêt du poète que son stade éthilique, de même "recul" et "calcul" trahissent stratégie ou tactique, je ne me prononce pas.
Le quinzain enfin, solitaire, est curieusement magnifié par le fait même qu'il est tronqué. Médaille s'il en est, les deux vers laissés en suspend dans les tercets le révèlent.
A noter encore, cette belle harmonie toute classique entre structure de l'hémistiche et du syntagme, du vers et de la syntaxe, ce respect de l'alternance des rimes masculines et féminines.

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Dédé · il y a
Merci !... Je ne sais pas quoi dire d'autre, vous m'en excuserez...
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Kara Bistrakoum · il y a
ce sonnet callipyge plein de délicatesse
comme une énigme osée pour chanter cet endroit
use d'un tendre humour et qu'importe les lois
si c'est son doux sujet que de mots il caresse

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Jeanne · il y a
La lune se lève, paraît un rond soleil
Un bien joli séant, de charmants hémisphères
Quel est ce trouble exquis mais quel est ce mystère ?
Aurait-il abusé de la dive bouteille !

Un paysage lunaire, un tableau ton sur ton, un sonnet tout en rondeurs, un moment d’extase, de plénitude porté par un propos au ton badin et enjoué que nous donne à voir et à entendre le maître de céans, qui en deux traits, un point d’exclamation nous conte tout l’émoi, l’attrait, le charme d’un sourire vertical (_!_).
Un titre incomplet, un dernier vers inachevé qui reste en points de suspension, à compléter tout bas, tout haut à son gré, laisse libre cours à l’imagination du lecteur, découvrir le pot aux roses, le fin mot de l’histoire tout en retombant sur ses pieds. Un quinzain réussi qui vaut un j’aime, à cet effet j’allie le geste au mot. En l’occurrence, la circonstance, oserais-je souhaiter bons vents à ce poème léger, aérien comme une bulle de savon... Rien ne s’y oppose.

Et Musset bien ou mal inspiré de me souffler : Qu’importe le flacon, pourvu que l’on ait l’ivresse... des sens, des profondeurs.

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Dédé · il y a
Je vous préfère nettement dans cet exercice, Madame !
Merci pour cette belle prestation, ici, qui n'efface pas l'autre – hélas ! – là-bas.

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Jeanne · il y a
Toujours avec plaisir et sincérité, sinon je me tais, passe mon chemin. :-)
Pour information, j’ai écourté mon poème, lire entre autres quatrains :

Au rêve sans pareil, il voit mont et merveille
Sous l’effet papillon d’une brise légère
Sous l’emprise du vent, toujours le charme opère
Il s’octroie une pause à l’ombre de la treille.

J’ai dit pause : « ... se pose, repose » et compagnie, dépose, impose, appose, oppose, expose, propose, suppose, compose, dispose, prédispose, indispose… de la pauvreté, de la suffisance ou de la richesse de la rime. Juste un avis, une précision en passant.
Merci pour cette charmante appréciation qui me ravit vraiment. Pour le reste, no comment si ce n’est que je vous retourne le compliment.

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Dédé · il y a
Bon alors, Jeanne ! vous nous le présentez en entier et dans l'ordre, votre poëme, oukou-a?...
Faudra-t-il que je vous en supplie à genoux, Papesse ?

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Jeanne · il y a
Après délibérations avec moa-même, la requête est rejetée au motif que : l’ouvrage en l’état est par trop inachevé, délicatement posé, entreposé, totalement négligé, délaissé, lâchement abandonné sur la table de chevet. En vertu de quoua, la présentation en son entier n’est pas à l’ordre du jour, la représentation est retardée, reportée à une date indéfinie, indéterminée.

La Papesse, tout comme son homologue masculin, ne poëtise pas ou si peu, devoirs de vacances oblige, plus fourmi que cigale sa vie n’est pas de tout repos. En effet papillon du haut de son Saint Siège elle trône telle une icône, paraît distante, absente, mine de rien elle réfléchit, image, imagine, elle chemine, parchemine, elle ministre, ministère, magistère magistrale, elle administre, traite en priorité les affaires courantes, expédie des dossiers urgents, en un mot pare au plus pressé. Forte et fragile de cet emploi du temps, pas le temps de papoter autour d’un thé, une fois ses complies accomplies, elle file au lit, mais si l’on tend, prête attentivement l’oreille, on l’entend pianoter sur le clavier, griffonner sur le papier à en-tête du Souverain Pontife, elle cède à la tentation, s’adonne à son péché mignon, elle écrit la nuit quand tout est calme, silencieux, reposé, endormi.

En tant que deuxième arcane majeur au tarot, elle conserve tous ses atouts, cultive le mystère, son jardin secret, préserve son intimité, sa sérénité d’esprit, elle prend la clé des champs, s’évade par la pensée, s’octroie des plages de liberté dans l’espace-temps où le temps n’existe pas ou si peu. Illusion, pure invention des Terriens mais ceci est une autre histoire.

Cependant si vous la suppliez à genoux, pronom personnel conjugué à la 1ère personne du singulier et du pluriel (au passage quel tableau touchant, émouvant qui vous voit dans de bonnes dispositions à son égard, renvoie aux Seigneurs et Dames du temps jadis) cela change tout, cette génuflexion mérite réflexion, attention de sa part, elle est sensible, fond littéralement d’autant plus quand on la prend par les sentiments. Oui mais... Souvent homme varie et bien folle qui s’y fie. Grand soupir ! Pour l’heure, je vous transmets ici le bonjour d’Anastasia qui, pour diffuser son portrait, si flatteur, vous recommande d’utiliser de préférence des liens sécurisés (https) plutôt que non sécurisés (http). C’est plus sûr, plus prudent en ces temps incertains, confirmant en cela le dicton : Prudence est mère de sûreté. Un homme averti en vaut deux, dit-on mais les on dit, il paraît, en prendre et en laisser.

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Dédé · il y a
( Merde ! un roman fleuve de Jeanne Papesse, grande plume lyrique du XIIIème siècle !...
Je vais m'esquiver discrètement... en prétextant une douleur dentaire... chuuut ! )

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de l air · il y a
C'est re-moi cher Maistre... Après m'être fait vertement tancer sur la vie privée du "e" muet mais connaissant votre amour immodéré pour l'argumentation constructive, n' y aurait-il pas un début de commencement de soupçon d' affaiblissememt de la rime entre les vers deux et trois pour cause de consanguinité... ? Non, Maistre, pitié ! Pas les brodequins ...!
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Dédé · il y a
Ah ! vous l'avez quand même trouvée !
Eh oui, cher Maistre, j'ai estimé que les solutions régulières nuisaient par trop à l'harmonie de ce quatrain que je souhaitais limpide. C'est délibérément que j'ai donc choisi de faire outrage à la Règle. Maudissez-moi, Maistre ! vous le pouvez !

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de l air · il y a
Allons cher Maestro ! Vous maudire: impossible...
Pour outrage bénin et à tous invisible ...!

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de l air · il y a
Bon je dois me tromper mais y aurait pas un début de commencement de soupçon de hiatus (d'hiatus ?)
au v. 6 "apnée accoster " ? Non pitié Maistre... pas le fouet !

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Dédé · il y a
Non Maistre ! le e muet fait tampon ! Vous devriez savoir ça, Maistre !
« Salut, ô belle nuit, étincelante et sombre,
Consacrée au repos. Ô silence de l’ombre, »
Croyez-vous qu'André Chénier, ce rutilant helléniste, se serait octroyé telle licence ?
Non, Monsieur ! NON !

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de l air · il y a
Aïe aïe aïe !!! Je m'en doutais un peu .... la preuve cette approche feutrée...
Je vous propose pour me faire pardonner mon nuage .

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Joëlle Brethes · il y a
Petit coquin 😜😊❤
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de l air · il y a
Ce sonnet, en le découvrant je suis tombé dessus !
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Dédé · il y a
Vous êtes tombé sur quoi, LAVIRGULE ?... Un pieu ? un épieu ?... c'est douloureux ?
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de l air · il y a
Sur le cul, cher maistre !
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Dédé · il y a
Aïe !... Tiens ! envoyez-le donc dans la compète en Short, pour le consoler...

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