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Tes yeux sur la colline.

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Frederic Cogno

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À l'abri du bosquet qui coiffait la colline,
Sur le chant d'un oiseau tu te couchas plus belle,
C'était la fin du jour sur la portée câline,
Ton dos couvrît le sol quand se tut la sittelle.

Le doux silence vint nous scellant un langage
De baisers inconnus à cent feux à la ronde,
Je te faisais l'amour, nous étions seuls au monde,
Rien que le vent curieux derrière le feuillage.

Pour nous ficeler d'or et dans ce merveilleux,
Une brise au long fil passa tout doucement
Sur les plus jolies fleurs, dans l'entrebâillement,
Faisant sur nos poignets un lien des plus précieux.

Emporté dans l'élan, je te levai au ciel,
Je te fis tournoyer à portée de la buse,
La grâce de tes yeux renversant l'Éternel,
Ce n'était plus deux proies mais une valse-ruse;

Et dans leur folle chute avant l'ultime a-coup,
Retrouver le soleil adoubait le mois d'août,
Quand un nuage chut, victime d'une crampe,
Il hissa ton regard sous les feux de la rampe.

Fine éclipse de larme éprouvée par sa course,
Cet émoi recueillit l'enlacement des sources,
Et derrière l'orgasme, crique aux rinceaux de mer,
Une étoile dormait sur un édredon vert...
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Lélie de Lancey · il y a
Je trouve votre poème très beau. Un coup de cœur pour "Pour nous ficeler d'or et dans ce merveilleux, Une brise au long fil passa tout doucement
Sur les plus jolies fleurs, dans l'entrebâillement, Faisant sur nos poignets un lien des plus précieux. "

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