Temps suspendu

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C'est Zelda F. qui rencontre Lala dans le désert. C'est la liberté, l'émancipation, l'adieu tristesse  [+]

Gare Montparnasse, lieu de rendez-vous. Pas de fête, ni de grandes déclarations.

On essaie. On essaie de réparer, de se retrouver.

Le train part, nous voilà face à face. On se scrute. Chacun essayant de trouver une réponse dans le fond des yeux de l’autre. Il n’y a pas de réponses. Pas de révélations. Pas d’explications assez solides pour effacer nos douleurs communes. Trahisons.

Arrivés. Lieu de notre amour. Cocon rassurant. Le temps s’arrête. Nous avons 17 ans depuis 8 ans.

Sa chambre. Un musée. La poussière témoigne du temps qui ne passe pas, n’agit pas. Rien n’a changé. Des objets ont été ajoutés, comme amassés mais rien n’a été retiré, ni remplacé. Une pile de quotidiens froissés, aux dates dépassés. Témoins d’un passé présent.

Il arrête le temps, je cours après.

Nos corps. Habitués, ils se cherchent, se retrouvent, s’enlacent, s’accrochent, s’embrassent, et dansent ensemble. La chaleur, la douceur de ces corps entremêlés. Passion, plaisir et jouissance. Le monde extérieur a disparu, n’existe plus. Rassurés, réconfortés, le sommeil nous aspire. Bouches à bouches, souffles mêlés, corps serrés.

Le jour ne nous a pas attendu pour se lever. Il continue sa course. Chaleur, douceur, une dernière fois avant la prochaine fois. Une douche, notre douche. Horaires de trains. Il faut rattraper le cours du temps.

Seule, la tête appuyée contre la vitre du wagon. Le paysage de la veille défile à l’envers, tout comme cette vie. On rembobine. On appuie sur pause. Vide. Vidée. Le Passé est présent, le Présent est Passé. Confusion.

Pour l’adrénaline. La stabilité instable. La pérennité fugace.
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