1
min

Supermassive Black Hole. (Une fantasmagorie cosmologique).

Image de MsKoun

MsKoun

4 lectures

0

Alarme, reveil, membres encore engourdis, mise en route difficile après trop longue léthargie
We all black out

J'entame ma Xème révolution
Retour sur terre impossible
Envoie d'une dernière transmission

"Astre malade en quête d'attractivité cherche objet céleste pour y être aspiré "


En voyage orbital, je ne fais l'amour que par procuration
Et même si dans l'espace personne ne t'entend crier, j'créverai pour mettre nos corps astraux à l'unisson.

J'porte ma space-suit floquée Icare j'm'apprête à faire le grand saut quantique.
Le mont d'Venus et ses merveilles
Mon horizon cosmologique

J'veux cramer mais Elle, Comète aux clairs iris noisettes, sait pertinemment que par forte obscurité, on voit rarement le soleil.

Dans mon scaphandre, j'papillonne de nuit, irrestistiblement attiré par le vide et ses électrons .
J'ferme les yeux et visualise mes rapports physiques quantiques
Les attractions désastres, j'en connais un rayon.

J'poursuis ma descente & m'interroge sur la relativité du temps
Pense à cette météorite qu'j'ai percutée
Alors qu'j'ignorais jusqu'à son existence 5min auparavant.

J'associe le pont d'Einstein-Rosen à l'éloge de la chair.
Tout mon être ne croit qu'à la nature vibratoire de la matière.

Je les vois, elles défilent avec la célérité d'une exo-comète.
Elles se figent, se superposent et fusionnent
C'est le big gang bang dans ma tête.

Perdu dans l'espace, mon odyssée suit son cours
"Ooo 1,2,3,4, fire's in your eyes"
Je la sens proche de moi, ma si permissive étoile .

Contact imminent, Rencontre du 3ème type, forte probabilité d'interactions quantiques.


Je gravite, elle m'attire, on se frôle, elle m'aspire.
J'entre en combustion, la température n'en finit plus de s'élever
J'm'abandonne à ce corp céleste
Je n'cherche juste qu'à fusionner

J'modifie à loisirs mon coefficient de pénétration
J'goûte aux mystères de son axe de rotation
Sans retenue, sans pudeur j'm'expose à ses rayons gamma
Au sein de ce ballet cosmique le temps n'existe pas.

Effondrement du coeur, émission de jet de plasma, j'ai jamais rien vécu d'aussi lumineusement intense qu'avec cette Hyper Nova.

Je brûle, tu brules, on s'consumme
on disparait aussi soudainement que l'on s'est rencontré.

Il ne reste plus d'trace de la chute
Juste le vide qu'on a laissé.

Thèmes

Image de Poèmes
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,