Souviens t'en

il y a
1 min
65
lectures
17

Je suis un être plutôt instable, un tantinet introverti.Mon gout néanmoins principal va à la poésie, de préférence gaie, limpide, évidente, sans trop de mystère, compréhensible aisément  [+]

Souviens t'en,
Douces promesses de printemps,
Dans ce chaotique train
Qui a scellé notre destin.

Un carrosse, ce wagon,
Dedans une Cendrillon.
Tout sourire, je la fixe, charmé, ébloui ,
Son charmant minois me sourit aussi .

Tous deux,
Descendus à la même station.
Tu as cassé ton haut talon.
Incident heureux.
Je t'ai offert mon bras
Pour équilibrer ton pas.

Ton talon fragile
Comme celui d'Achille,
Ici comparse pour une idylle,
Semblait-il ?

Mais, beaucoup trop vite,
Notre coup de foudre s'effrite .

Des friches de notre brève unicité,
Subsistent maintenant deux disparités
Dont les trompettes
De l'unisson
Sont aussi muettes
Que le chant du hérisson !

Tu t'ériges en une bastide
Avec un pont-levis rigide,
Son passage toujours relevé
De par son mécanisme grippé.

Comme une féministe et entêtée châtelaine
Que ses certitudes et convictions enchainent,
Tu galvaudes tes beaux restes d'atours,
Et t'enfermes dans la haute tour
De ton crénelé donjon,
Une chambre forte,
Barricadée d'une grosse porte
Qui n'a pas de gonds.

J'aimerais encore tant que tu me souries,
Comme en cette fin d'après-midi,
Dans ce chaotique train
Qui a scellé notre destin.

Ta féminité rayonnante fleurait si bon,
Sa fragrance embaumait le wagon,
Caravelle qui nous promettait perpétuel Cythère.
Pourquoi, en avoir fait une quotidienne galère ?

17

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,