Souvenir sylvestre

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Le rideau vaporeux des brumes matinales
Se mouvait en douceur tout en s'effilochant.
Le jour nouveau dosait des teintes virginales
Que les oiseaux badins saluaient de leurs chants.

La forêt s'éveillait de sa torpeur factice
Révélant alentour l'inégalable choeur
D'une faune sensible à l'apparat complice
Déployé largement par la nature soeur .

Peu à peu s'élevait un amusant tapage
Qui allait devenir le tumulte discord
De bêtes affairées aux multiples ouvrages
De lutte pour la vie, pour l'amour, pour la mort .

Le soleil ruisselait en sauvages cascades ,
Certaines, écourtées, n'atteignaient pas le sol.
Du couvert s'élevaient d'innombrables aubades
Qui allaient du " phénix " à l'humble campagnol.

Quant un rai astucieux parvenait à la terre,
Tout le reste semblait un immense décor
Autour d'acteurs charmants en habits de lumière
Qui buvaient du soleil dans une coupe d'or .

Aux parfums enivrants se mêlaient, agressives
Les odeurs du gibier qui, narines au vent
Préparait par instinct une prudente esquive
Face à la vérité d'un danger permanent .

Puis, au calme du soir, à l'heure ou devient dense
L'obscurité qui suit le crépuscule bleu,
On entendait frémir l'impalpable présence
D'un monde captivant, étrange, fabuleux .
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