Sous les draps de l'aube

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Les jours se succédaient dans le calme absolu,
Nous buvions la rosée et chassions le silence.
À grands coups de baiser, nous tuâmes l’enfance,
Sur un lit d’écolier où nous étions reclus.

Le temps apportera ses deuils et ses tempêtes ;
Le temps emportera nos veules idéaux,
Avant de connaître les derniers soubresauts
De nos corps tout ridés d’obsèques et de fêtes.

M’aimerais-tu malgré l’âge et la cellulite ?
M’aimerais-tu malgré la joie qui nous évite,
Malgré les tromperies et l’implacable mort ?

Mais dans cette maison où le matin s’immisce,
Aucune réponse, pas une ombre d’indice,
Tu ne peux répondre, car, paisible, tu dors.
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