1
min

Sous la voûte étoilée

Image de Sperot

Sperot

0 lecture

0

Sous la voute étoilée j'ai décompté les rêves,
Intimant à ma nuit de les laisser vibrer,
Qu'au son las de ces jours j'en sucerai la sève,
Extraite la dernière goutte je les ai asséchés.

Noir d'encre dans mon monde où je chemine seul,
Les chimères ne concèdent aucune place aux amants,
Ni l'ami ni l'enfant effleurant le linceul :
Moi l'unique artisan de mon enfermement.

Mon théâtre intérieur se ravage de peine,
Qu'à l'extérieur se muent âpreté et aigreurs,
De boue en tréfonds irise ma terre de sienne,
Qu'un pigment colorie une neuve envie d'heures !

Le projet, ce dessein, un graal qui se conquiert,
dérobé au matin de celui qui l'attend,
Ainsi fait j'exhume les vers de mon cimetière,
Qui s'assemblent et tournoient en nommant les tourments.

Prémices de l'automne j'en recueille les feuilles,
De mots dits pour des maux d'humus sont tapis,
Cultive le lien à l'autre au delà de l'accueil,
Ferment duquel les rêves peuvent rugir à la vie.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,