Sonnet ennuyeux

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Poésie & tabac  [+]

Il est onze heures moins trois bouteilles ; la brume
Galvaude mon esprit d'orgie et de tabac,
Comme au seuil de la porte un très spectral pas
S'entend encor des fois, je me tais et je fume.

L'été bourdonne et tangue et à mes yeux exhume
D'orageux souvenirs que je prends pour repas,
Cris striés dans le crâne ; une fleur du bitume
Passe, et dans la nuit laisse un parfum de lilas.

Je me dis : tragédie est le nom de la vie,
Et mes lunaires jours fondent à mes phalanges,
L'appétit pourtant grand, cœur reste sans envie.

Je sais les longs collants effilés et les fesses
Me séduire au-delà des ciels qu'ombrent les anges :
Vois ma malédiction, la chair n'est que tristesse.
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