Si j'avais su

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Si j'avais su aimer comme l'on m'a aimé,
Je n'aurais jamais pu composer ce poème.
Même si de beaux dons le coeur est enflammé,
On est toujours trop loin tout près de ceux qu'on aime.

Sans un mot prononcé on s'est parfois tout dit.
Mais qui donc peut sonder et le coeur et la tête?
On peut se retrouver ou béni ou maudit
Selon les intentions que les autres nous prêtent.

Parfois la vie a tort; souvent elle a raison.
Elle n'a pas à dicter nos voies, notre conduite.
Nous sommes pourtant bien des hommes de raison,
Pourquoi au lieu d'efforts recherchons nous la fuite ?

Sans le secours du Ciel nous serions nés robots,
Programmés par nos sens et nos élans fugaces.
Nous passerions sans heurt du berceau au tombeau
Comme un débris de bois ou un pavé de glace.

Imaginons-nous seul sur le vaste habitat
Que Dieu créa pour ceux qui sont à son image.
A quoi nous servirait d'agir en potentat
Si nul autre que nous nous retrouvions en cage !

C'est par mille secrets que nous sommes vivants
Alors que des millions sont encore à connaître .
Comme une fleur qui meurt au milieu du printemps
Est celui qui, reflet, ne devient pas son maître .

Si j'avais su t'aimer comme tu m'as aimé
Je n'aurai jamais pu composer ce poème .
A présent j'ai compris qu'en mon coeur est semé
Le saint rayonnement qui vient du Dieu suprême.
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