1
min

Si bas

1 lecture

0

Si tu crois que je suis folle,
L’animal que je porte en moi
T’écrasera, te dévorera, et recrachera
Les restes de peaux mortes et molles
Indigestes qui resteront en travers la gorge,
T’égorgera si un mot sort de ta bouche,
Ma gueule s’ouvrira pour t’engloutir
Ton corps enlaidi de tes masques
Ressassent déjà tes sarcasmes,
Tes mots dits que je dégueulerai
Alors, à tes pieds.
Pour te rappeler que tes pas ont échoué
Au moment ils ont souhaité sauter dans ma cour pour y jouer,
Alors cours, cours pauvre Ami.
Cours jusqu’au bout de la nuit,
Car te jouer de moi aura toujours été le début de tes derniers ennuis.
À mon tour, de te regarder tomber,
Perdre la face en plein jour,
Ton masque tombé.
Alors, qu’est ce que ça fait
De te retrouver face à ce que tu es?
Sans mentir, pas vrai que c’est dur
De n’plus avoir de jouets avec qui jouer?
Aller gamin, ça passera, t’en fais pas.
Un jour, tu seras grand.
Un jour, t’auras des couilles
Un jour, tu seras un Homme.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,