Sahara, le désert corps et âme

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Surveillant d'externat - conseiller d'éducation au lycée Privé Théophile LEGRAND de Louvroil, ville mitoyenne de Maubeuge, étudiant en théologie à l'Université Catholique de Lille. La  [+]

Image de Printemps 2017
Que la lumière est douce au soleil du levant
Jeu d'ombres et de lumières qui parfois se confondent
À l'heure bleue où nos peurs dans l'horizon se fondent
Les hommes s'agenouillent et se tournent vers l'Orient

Ô Pays desséché, horizon sans verdure
Où le sable si chaud brûle comme la braise
L'eau y est précieuse, et sa source si pure
Dans son miroitement les désespoirs se taisent

Sur cette mer de sable, aux vagues immobiles
Où le regard ondule et glisse dès l'aurore
Chaque seconde qui passe, s'étire et s'éternise,
Tout m'apparait figé, tout me paraît mort

Nomade du désert je t'envie tes richesses
Moi qui suis toujours pauvre de vouloir posséder,
J'ai mal de l'infini. Mon âme est apaisée
Dans cette immensité où l'homme n'est plus le maître

Il n'est pas de plus vrai ni d'authentique accueil
De tous ceux qui n'ont rien, si peu à partager
La tente est un palais pour tous les invités
Et c'est un grand honneur que d'en franchir le seuil

Pour tous ces hommes libres, si orgueilleux et fiers
La maison c'est un peu le tombeau des vivants
Un simple bout d'étoffe leur suffit humblement
À se sentir chez eux partout dans le désert

Le ciel ici parait encore plus bleu le jour
Et les étoiles encore plus brillantes la nuit
Je me suis abreuvé aux sources de la vie
Où les êtres sont nus comme au tout premier jour

Le désert m'impressionne moins le jour que la nuit
Car parfois je m'éveille et mes yeux plongent et s'ouvrent
Sous la voute céleste qui scintille et recouvre
Nos frêles existences, nos rêves endoloris

En ville je pouvais marcher pendant des heures
Au hasard et sans but, sans savoir où j'allais
Sur la route des puits je me suis retrouvé
Le sable a englouti mes angoisses et mes peurs

Et lorsque dans la tempête les nuages s'amoncèlent
Quand le ciel s'obscurcit et noircit brusquement
La caravane s'arrête et s'abrite du vent
Car aux colères des cieux, la mort parfois se mêle

Au soir venu enfin, au feu qui se rallume
Les corps sont si las et les esprits si vides
Que la pensée légère glisse, vole et s'éparpille
Au voile rougeoyant diffus du crépuscule

Jamais je n'ai senti de vide plus profond
Mille et une solitudes qui engloutissent tout
Du passé, de mon âme, et jusqu'à mes tréfonds
Le désert fait jaillir le vrai qui est en nous

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