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Saha

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Un brouillard de poussière sur ses yeux perdus.
Elle se hasarde au sein d’une nuée, bras tendus...
Comme une zombie attirée par l’odeur des chimères,
Poursuit le mirage d’un cœur errant sur l’horizon.
Aveuglément, s’égare la longue traversée du désert,
Car rien ne se dissipe sauf le fantôme de sa vision.
Un squelette d’effluve, transpire l’esprit de l’ombre...
S’évaporant lentement d’une odeur âcre et sombre.
L’aridité du temps égrène les méandres du passé,
S’obstinant à en gravir une à une toutes les dunes
Sous ses pieds se dérobent des milliers de pensées.
Puis la nuit vient bercer de miracles sa douce Lune.
Les rêves s’invitent sous la chaleur de ses paupières,
Le sable tourbillonnant en rafale exaltant de vie,
Invoque les âmes pures aux abysses de l’oubli...
Où l’amour s’abandonne, blotti au chant de la prière.
Soudain elle se réveille,
L’aube lui offre une lumière pailletée d’or !
Un parfum sucré la guide vers un trésor...
Au centre pourpre du soleil,
Une bise fraîche et humide est venue se faufiler.
Des racines tracent le chemin jusqu’à la Source...
Au paradis d’une Oasis s’ouvre le cœur du palmier.
La traversée du désert a enfin terminé sa course !
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