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Au crépuscule de l’hiver, suivant le chemin de fer,
Où les ruines industrielles s’amoncellent,
Jugeant l’endroit de mon sommeil
Et contemplant la dépouille échouée du monstrueux wagon,
J’approche de la gueule de fonte.

La Porte de fer ouverte avale ma maigre carcasse,
J’incorpore cet estomac de crasse.

Par les ténèbres me voici happé,
Une nuit sans rêve ni cris.
Le lendemain glacé,
Ma conscience ressaisit.

De blancs rayons de lumière,
Métalliques poussières,
Paillettes argentés,
Et rouille suintée.

Cet air pourpré
Guérie ma Cécité d’Opale.
Je retrouve la Déchéance déchaînée
De ces Cités d’hommes pâles.

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