Rue Courteline (chanson valsée)

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Des mots, depuis longtemps. Posés sur le bout de ma langue, invités par la formule magique des "Il était une fois". Des mots qui me relient aux autres et au monde alentour. Des mots qui ont fini  [+]

Image de Hiver 2021
Une ville entre deux cours d’eau filait son train
Elle penchait son cou
Ses robes à traîne et ceintures d’argent
Vers nos insouciances de jeunes gens

Dans c’temps-là, sans le savoir on se croisait
Sous les néons quelqu’part
Et de mémoire je ne sais plus très bien
À quel moment tu m’as prise par la main

Les rues de la cité grouillaient de mondes éveillés
Nous vivions nos bonheurs à plus d’cent à l’heure
Nous gobions le vent à pleine bouche comme des enfants
Nous regardions l’eau tourner en chantant

Nos pas nous ont conduits un soir par hasard
Au bout d’un'rue dans l’noir
Bien loin de toute agitation urbaine
C’était une simple veillée de semaine

Sur une piste des danseurs déjà tournaient
Des couples se formaient
Des musiciens, des magiciens de Brême
Des airs de violons et soufflets sur la scène

La rue Courteline enfilait robes et capelines
Les mercredis soirs aux tons grenadine
On était si nombreux, à se retrouver deux par deux
Bien loin de nos cafards et si heureux

Dès ce jour on n’a plus manqué un rencard
C’était pas par hasard
Qu’on retournait sur l’sentier du baloche
En trottant sur le trottoir de nos caboches

Puis le temps passant, les visiteurs du soir
Reprenaient leurs pébrocs
La rue chantante recouvrait sa quiétude
Parenthèse charmante, doux interlude

De la rue Courteline, sortaient robes et capelines
Les mercredis soirs aux tons grenadine
On était si nombreux, à se retrouver deux par deux
Bien loin de nos cafards et si heureux

Aujourd’hui restent les flonflons de la fête
Des bourrées qui bourrasquent
Des valses à faire chavirer nos bateaux
De papier, de rires et de vibratos

La rue Courteline n’enfil' plus robes et capelines
Les mercredis soirs aux tons grenadine
Quand nous étions nombreux, à nous retrouver deux par deux
Bien loin de nos cafards et si heureux
Quand cette cité grouillait de mondes éveillés
Nous vivions nos bonheurs à plus d’cent à l’heure
Nous gobions le vent à pleine bouche comme des enfants
Nous regardions l’eau tourner en chantant
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