Ris Orangis sur un chemin de halage

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Seine de mes amours.
Oh toi dont les yeux sont d'azur
Dont le vol capricieux arpente les nuages
Danse avec les ânes et les loups
Une lente pavane que ta flûte traversière orchestre
A l'aube de nos vies
Qu'un bal des débutantes
Ne sauraient jamais épuiser.

Seine de mes amours.
Toi dont le roi a fait battre tambour
Toi dont le charme primesautier
Emprunte au plaisant saute ruisseau,
Comme un vol de papillon
Qui se pose de gré à gré de fleurs en fleurs
Et d'un battement d'aile peut troubler l'ordonnance de nos vie avec fracas
Nous ramenant à l'inseparation fractale et terrible de nos premières vies.

Seine de mes amours.
Toi ma si douce, dont les yeux sont de ciel et de nuit
Dont les mains oblatives arrachées aux ténèbres
Viennent rafraîchir mon front
Effacer les peurs de l'enfance quand les rêves sont difformes
Enfance mon amour, cette aisance d'aimer
Quand les paupières lourdes de nos songes embrumées
S'ouvrent lentement par battements d'aile sur une lumière impénétrable et sublime.

Seine de mes amours.
Ma très douce ma très haute ma très musicale et si tendre Amie
Celle en qui ma confiance se dépose
Qui marie l'asphodèle et la renoncule, le buis et le myosotis
Visite la majesté inquiétante d'un lieu , apaisée d'une rencontre nourricière
Où deux ombres père et fille viennent échanger en souriant un serment de vie
Et s'échappent en toute insouciance par delà les montagnes
Sans un regard pour l'éperdu, le jamais élu, le plumitif égaré du web

Seine de mes amours.
J'ausculte les vols d'oiseaux, la course des astres
Le chant des constellations
Quand le soleil noir de la mélancolie m'envahit
Ces migrations d'oiseaux qui dés septembre parcourent le fleuve
Dans la logique d' une destination indifférente , inconnue
Algèbre d'un vol réglé dans l'ordre du vivant.
Mécanique céleste, ronde des astres,
Déperdition de la vie soumise à une arithmétique aveugle, brutale et absente à nos vies

Seine de mes amours.
Je suis saisi peu à peu, insensiblement, par la douceur ductile de tes mains
La quiétude d'un cœur chaleureux
Tu es la source, la hauteur, la ferveur d'un chant , l'éclat d'une promesse,
Tu es la droiture et la bonté
Tu me détourne d'une eau glaçante, impersonnelle, étrangère


Seine mon amour.
J'ai pris une péniche et j'y ai mis notre amour
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Duje · il y a
Quelle abondance poétique . Bravo !
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Dranem · il y a
Comment ne pas penser à cette péniche au bord de l'eau ... une très belle image poétique !
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Melinda Schilge · il y a
La Seine comme terrain de jeu de l'enfance, et plus encore. Un thème bien choisi et développé de façon poétique.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez revenir sur d'autres rivages, ceux de La renverse, en finale.

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Philippe Barbier · il y a
joli
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Joëlle Brethes · il y a
Voici qui réveille ma nostalgie d'un Paris où je suis née et où j'ai passé les 20 premières années de ma vie...
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Virgo34 · il y a
Un bel hommage ponctué par une tendre anaphore.
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M. Iraje · il y a
Une ode superbement mise en ... seine.
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Utilisateur désactivé · il y a
Tout s'écoule dans la robe de velours de la Seine en scène au nom de l'Amour qui ensoleille de reflets moirés sa robe jusqu'à l'aube céleste qui célèbre le baptême qui renouvelle la Vie dans une cène éternelle d'un Amour inconditionnel, tel le soleil glorieux se levant sur la Seine la parsème orfèvre de la signature emblématique de l'Unique.
La péniche largue les amarres sous les bons auspices d'une brume levant son écharpe pour apercevoir la rive printanière ...

Magnifique ...