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Révolue Sion ?

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Ils se disent pieux
Mais en vrai ils pillent
Les ressources d’autres pays
Pour leur repas copieux
Bêtement ils recopient eux
Les erreurs de leurs aînés
Et ce depuis euh ?...
J’sais pas de nombreuses années
Ils mentent
Nous montent
Les uns contre les autres
Démente
Est la crainte
Que prêchent leurs apôtres
Ils n’ont pas honte
Des atteintes
Où ils se vautrent
Et ils croient sainte
Leur fiente
Devant la notre

ras le bol de voir d’en bas le haut du panier
tu peux pas nier qu’ils tentent de nous noyer

Compte tenu qu’on est tenu et contenu
Tel des cons ténus
Même quand nous sont connues
La teneur et la tenue de leur plan
Nous voire maintenu
loin des nues
Par la télé qui met à nu
Les uns connus et les autres inconnus
Tentant qu’on soit ému
C’est faussement ingénu
Car ému tu l’es forcément
devant les mutilés
Leur force est mensonge
seuls leurs songes mènent la farce

la mise est centuplée grâce à la misère exploitée
et toi t’es assoiffée de suspens fabriqué en chaîne
piégé par un système à moitié fabriqué en Chine

et ces divertissements détournent
des avertissements
mais les crissements de pneu
étouffent les cris seulement de peu
malgré tout, ça fonctionne
on te ponctionne
on te sanctionne
et toi tu affectionnes
les fictions pleines de klaxons
qui te relaxent de tes frictions en somme


et tu fractionnes
ton attention
tu ne fais plus
la relation
on te met la pression
et la seconde qui suit on
te plonge en récréation
obligé t’oublie vite à force de végéter
tu ne tiques même plus devant ton JT
plus rien n’est relatif
et ton jugement hâtif
c’est : c’est bon ou à jeter





sous nos airs intransigeants
se cache en fait un brin gisant
une volonté bien peu violente
mais violette car s’étouffant dans ses contradictions
on espère un remède sans contre indications
on remet ça à demain
nos deux pieds nous servant à plier le camp
à quand un peuple lié
soudé, prêt à jouer des coudes et
à en découdre par solidarité
au lieu de ça c’est : « salut j’vais m’aliter
me laisser aliéner
séparer de mes alliés, nés pour jouir
jouer quitte à nuire
uriner sur les ruines fumantes
de mes aînés morts en luttant
au lieu d’unir nos force
on se forge une docilité
à coup d’imbécillité
les vies usées nous semblent télévisuelles
c’est le vice usuel
car tel est le but visé par les fils de pute
à qui se butte l’esprit de lutte
mais chut ! ça me rebute
et ya mon feuilleton qui débute







depuis qu’on marche on se fait guider
mener à la baguette
par un loup devenu berger
c’est à gerber la facilité
pour lui sans habileté
avec laquelle il nous a maté
à mater ça j’ai des frissons
mes dents crissent
et mes cheveux blanchissent
on n’est pas près de sortir de l’auberge ne ris pas
c’est une bergerie où on nous tond la liberté sur le dos
sur un ton doucereux fini les bottes et le bâton
la carotte est leur seule marotte
nous on est veule et eux le veulent bien
mais la faute à qui si on ne prend pas le maquis ?
ils ne maquillent même plus leurs crimes
juste un peu de crème pour pas qu’on crie
quand ils nous enculent
qu’on ne les incrimine pas et qu’on recule
perclus de besoins de toutes pièces crées
de toutes parts sollicité
seul ici t’es sur de le rester
si tu ne sais te délester
tu seras molester
à coup de publicité
sur d’y rester et d’y laisser ta plume
t’as plus qu’à t’insérer
rentrer dans le rang te serrer
avec les autres et espérer
ne pas dépasser
ramasser des miettes avant d’être dépecé
vidé de ton humanité autant que de ta bestialité

la lune elle-même salie
on nie ton universalité
et quand l’univers s’allie
t’es pas près de gagner
on décapite ta hargne mais on t’épargne
si t’es prêt à renier tes larmes ton âme
baisser les armes et te faire baiser

séduit par les charmes du charlatan
tu épargnes et tu mises
mise à pied si tu t’égares
et gare à toi si tu réitères
il faut te taire ou te moquer des pagnes
rire et narguer les ancêtres
en cet instant seulement
tu seras félicité

je ne suis pas à terre
mais atterré de ce constat consternant
constamment répété hurlé
à m’en faire péter les dents
mais la drogue aidant
je suis prompt à oublier
ou plier moi aussi
ne plus hausser le ton
et y puiser du divertissement
au lieu de l’inspiration



je veux ma ration moi aussi
je prend la file
enfile les vêtements perfides
fabriqués par des enfants fébriles
enfin je suis la troupe
offre ma croupe
et ne croule plus sous le poids de la honte
là on me l’a mise profond
mais je ne me morfond plus
à moitié mort au fond je m’en fous
car je me fais croire que j’ai l’espoir de voir
mes spores féconder
fécal est ce raisonnement je le sais mais
une autre rasade et je ne m’en ferais plus jamais

je devrais arrêter là ma plainte hébétée
cette bêtise d’entêté
qu’attisent les enterrements répétés
des idées par les décideurs déjà cités
qui ne veulent entendre parler
des idéaux de paix dopés qu’ils sont
aux illusoires profits de papiers amassés
ramasser la misère et la faire fructifier
ça les a fortifié et tout le monde s’y est fait
fieffé celui qui exprime ses griefs
giflé si on sent que va prendre sa greffe
le pendre enfin avant de voir son message se propager


tout ça c’est propre à générer
de la gêne chez les généreux
peu de peine chez les bien heureux
de la haine gérée par des généraux
chez qui germe toujours
de nouvelles idées de termes
impatient de les faire payer
impossible d’les voir s’apitoyer
entre eux toujours à s’appuyer
dans le but de te faire ployer
rarement volontaires pour te choyer
pour nous le choix y est réduit :

rester raides, unis mais démunis si on n’a pas de munitions
ou ne pas résister se laisser pister se désister
et s’assister de vice d’ébriété pour ne pas s’attrister
car sinon on ne peut qu’attester
que tout ça c’est néfaste et nous casse
nous séparant en classe en caste en race
chacun sa place et pas un qui dépasse
au risque de trépasser
c’est pas assez de constater nos peaux tannées
servies sur leurs plateaux argentés ?
argent t’es ma hantise
autant que le but que je vise
je vis c’est vrai
mais à quel prix est ce que je serai libre ?
affranchi prêt à vibrer à mon propre diapason
ya pas de raison pour qu’eux se gavent
se goinfrent le groin en agapes
quand nous on s’entrave
on s’esclavage sans s’entraider
qu’on s’esclaffe des cas plus graves
pour oublier notre sort dans la cave
cette cage d’où on ne sort jamais


Aux armes bons à rien
Bougeons nous donc le fion
Crachons crachons
Le sang impur
De notre soumission



la violence est le seul moyen de parler aux cons bornés
ceux couronnés parce qu’ils sont borgnes et
qu’on est aveuglé par leurs parures leurs dorures
faut se tracer des strass et éviter la paille
où on va prendre une poutre et aller se faire foutre
foutue n’est pas la situation
être fortuné pas une solution
seulement une illusion
illusoire vision qui pousse une somme de cons à consommer

marre des pleurs alités faut s’agiter
s’agit plus de se taire et de se terrer
dans son terrier pour compter ses deniers
le dernier aura quoi quand tout aura craqué
à part ses mains pour gratter
le sol en quête de racines à grignoter ?
cessons de vivoter de gigoter tels des pantins
ligotés dont les ficelles sont tirées vers le bas
par les vils héritiers
des couronnes et des bénitiers

ras le bol de voir d’en bas le haut du panier
tu peux pas nier qu’ils tentent de nous noyer

sombre est l’avenir qui se prépare
mais je ne suis pas prêt à sombrer
la force du nombre est avec nous
les hommes de l’ombre sont partout
et sous peu ils vont se lever pour prélever
leur dû aux fous qui les ont fourrés
tiens toi prêt, apprête toi pour la bataille
là bas t’as la vie qui t’attends
soyons vainqueurs
vaillants au cœur
ce ne sera pas vain car
l’avenir appartient à celui qui frappe le premier.
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